Une journée chez Chouftouhonna #2

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Samedi 8 septembre, direction théâtre national tunisien à El Halfaouine pour assister à la troisième journée du festival d’art féministe « Chouftouhonna« . La quatrième édition a débuté jeudi dernier et se termine aujourdhui 9 septembre.

Munis d’un éventail en carton et d’écouteurs, nous avons donc pris place pour suivre la première conférence de la journée dont le sujet était  « Les approches féministes à l’Art et  la politique en Tunisie ».

Pour nourrir ce débat, six femmes spécialisées dans différents domaines ont partagé leur parcours et leurs projets.

De la chercheuse tunisienne, Amira Hassnaoui, qui s’est intéressée à la place des femmes dans la musique Stambali, à l’Italienne Sara Borrillo qui a présenté son projet sur l’activisme féministe en Tunisie post-révolution, l’événement était riche en découvertes et en émotion.

On n’oubliera pas l’émouvant discours de la tunisienne Karima Ben Saad, une artiste plasticienne dont le parcours a été semé d’embûches. Une femme d’une bravoure exceptionnelle qui utilise l’art comme moyen d’exprimer l’oppression vécue.

Karima Ben Saad -Œuvre

La rappeuse tunisienne Medusa nous a, quant à elle, raconté son parcours et son attachement aux causes féministes et déplore ainsi le manque de considération de son travail dans son pays natal. L’artiste prépare d’ailleurs son nouvel album et fera prochainement une tournée en France et aux États-Unis.

https://www.youtube.com/watch?v=hwxiZKYMm2Q

Pour clôturer le débat, le duo Khadija Arfaoui et Jane D.Tchaicha a présenté son étude sur la situation des femmes en Tunisie post-révolution. Les deux professeures ont évoqué la loi contre la violence faites aux femmes et les nombreux abus dont les femmes sont encore victimes.

Après quatre heures de débat, une autre conférence a débuté avec d’autres intervenantes sur cette fois le thème « féminismes des pays du Sud ». Plusieurs questions ont été traitées telle que « les féminismes des pays du Sud sont-ils adaptés, et jusqu’où s’étend l’influence des féminismes occidentaux ? »

Cette troisième journée ne se limitait pas aux conférences. Danse, théâtre, cinéma et musique étaient aussi au rendez-vous. Elle s’est clôturée au Wax Bar avec les prestations des trois DJettes ; Su, Luz et Doc Sleep. 

Le programme d’aujourd’hui :