Une équipe médicale tunisienne trouve un remède miracle contre les cicatrices

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Une équipe médicale dirigée par la Profeseure Madiha Mseddi Frikha de l’hôpital Hédi Chaker à Sfax a réussi à mettre au point un remède efficace contre les cicatrices sans avoir recours à la chirurgie ou au laser. De passage sur les ondes d’Express FM, Pr Madiha Mseddi Frikha a expliqué que ce nouveau procédé permettait d’éliminer les cicatrices dites chéloïdiennes, qui sont difficiles à traiter, en utilisant un produit chimique appelé « Phénol », jamais testé auparavant.

Il faut savoir que les chéloïdes sont des cicatrices anormales pathologiques très difficiles à traiter. D’ailleurs, plusieurs moyens thérapeutiques ont été utilisés sans succès. Ces cicatrices inesthétiques surviennent à la suite d’opérations chirurgicales, des lésions inflammatoires ou des infections et peuvent même apparaître spontanément. Le traitement qui a été élaboré à l’hôpital Hédi Chaker permet donc de réduire l’apparence de la cicatrice et de la rendre plus esthétique. C’est donc là une révolution dans l’univers de la dermatologie.

C’est fin 2012 que l’équipe du service de dermatologie de Sfax avec le soutien de la Pr Hamida Turki, chef de service de dermatologie et présidente de la Société Tunisienne de Dermatologie, a eu l’idée de réaliser le travail en utilisant le phénol pour le traitement des chéloïdes et lancé les tests en 2013. Ce traitement révolutionnaire a par la suite été présenté à Paris et a été sélectionné plusieurs fois parmi les meilleurs travaux internationaux et classé parmi les 20 meilleures innovations de l’année. D’ailleurs, la revue scientifique française « Annales de Dermatologie et de Vénérologie » le considère comme une révolution en matière de thérapeutique dermatologique dans le monde entier. Toutefois, la Pr Mseddi insiste sur le fait que la durée du traitement dépend initialement de la taille de la cicatrice et de l’assiduité des patients (durée maximale testée : 42 semaines).

La Pr Madiha Mseddi Frikha a obtenu dernièrement le brevet d’invention auprès de l’Institut National de Normalisation et de la Propriété Industrielle (INNORPI) et espère que son traitement, qui jusque là ne peut être appliqué que par un médecin ou une personne compétente, pourra être commercialisé sous une forme plus pratique d’utilisation.