Un poète condamné à mort en Arabie Saoudite

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Ashraf Fayadh, un poète d’origine palestinienne et né en Arabie Saoudite a été condamné à mort  le 17 novembre dernier. Le crime dont le jeune homme de 35 ans est accusé est l’apostasie, qui est de renoncer à sa religion en l’occurrence ici, l’islam.

Les raisons de l’arrestation du jeune homme de 35 ans sont contestées. D’après un article publié dans The Guardian, la police saoudienne a arrêté Ashraf en août 2013 après avoir reçu une plainte à l’encontre du poète. Le plaignant a accusé Ashraf de blasphème, de proférer des insultes à l’encontre l’Arabie saoudite et de distribuer son recueil de poèmes qui fait l’apologie de l’athéisme.
D’après The Human Rights Watch « Ashraf, maintient son innocence et a affirmé qu’un autre homme a porté contre lui de fausses accusations au prés de la police religieuse saoudienne, suite à un différend personnel ».
Amnesty international Uk a rappelé que « Pendant tout ce temps, Ashraf n’a pas eu droit à un avocat, ce qui est une violation des droits de l’homme ainsi que des lois nationaux de l’Arabie saoudite ».

Toujours d’après The Guardian, certains supporters du poète pensent qu’Ashraf est entrain d’être puni pour avoir posté une vidéo en ligne qui montre la police religieuse de Abha flageller un homme en publique.

A l’issue du premier jugement Ashraf avait été condamné à quatre ans de prison et 800 coups de fouets.
Durant son procès il a d’ailleurs réfuté les accusations qui pèsent à son encontre mais a quand même présenté ses excuses et c’est ce qui lui avait permis d’éviter la peine capitale, en l’occurrence la peine de mort.

Mais voilà que l’histoire prit une tournure encore plus effrayante. En effet, le procureur a fait appel du jugement, et en estimant que « le repentir, c’est pour dieu » le juge a condamné à mort Ashraf le 17 novembre dernier.

Ashraf s’est exprimé dans the Guardian concernant toute cette histoire « j’étais vraiment choqué, mais je m’y attendais. Cependant, je n’ai rien fait qui mérite la mort. Ils m’accusent d’athéisme et de propager des pensées destructrices au sein de la société ». Il a ajouté que le livre ‘Instructions within ‘ publié en 2008 était juste « à propos de moi, un réfugié palestinien, à propos de problèmes culturels et philosophiques. Mais les extrémistes religieux l’ont interprété comme étant des idées destructrices à l’encontre de dieu ».

The Human Rights Watch a tenu à rappeler dans son communiqué que “l’article 32 de la Charte arabe des droits de l’homme ratifiée par l’Arabie saoudite garantit le droit à la liberté d’opinion et d’expression. »

Par Sonia Ben Miled