On a beau défendre la cause des femmes et combattre les injustices faites à leur encontre, il n’en reste pas moins qu’adopter réellement les valeurs féministes peut s’avérer un tantinet plus compliqué qu’on ne le pense. Voici quelques dilemmes auxquels on fait face quand on s’attribue le statut de féministe :

 

  • A-t-on le droit de vouloir être femme au foyer et de s’occuper de ses enfants ? Ou serait-ce un affront à la lutte acharnée contre les inégalités des sexes ?

  • A-t-on le droit de ne pas se trouver sexy ? Peut-on ne pas aimer assumer son ventre, ses poignées d’amour, vouloir ressembler à un mannequin connu aux formes conformes aux diktats de la beauté ? D’ailleurs, a-t-on le droit d’adhérer à ces diktats ?
  • Peut-on s’occuper seules des tâches ménagères sans l’aide du mari ? Après tout, on peut bien aimer faire ça… Ou doit-on obligatoirement tout partager ?
  • A-t-on le droit de trouver les poils dégueulasses ? De s’épiler tout le temps ? D’en faire une obsession ? Ou de ne pas être adepte du « No bra » ? De trouver moches les seins qui pendouillent ?
  • A-t-on le droit de se préserver pour le bon ? Ceci voudrai-t-il dire qu’on est plutôt libre ou soumise ?

  • A-t-on le droit de tomber amoureuse d’un macho ? Ceci ne voudrait-il pas dire accepter ses principes qui sont antiféministes ?
  • A-t-on le droit de préférer porter des vêtements « couvrants » pour la société ? De réfléchir avant de porter une mini-jupe ? D’éviter les robes moulantes ?…

 

  • A-t-on le droit d’aimer encore Woody Allen…ou du moins ses films ? Ou Kevin Spacey ? Ou Harvey Weinstein ? Bon là, on exagère…

  • A-t-on le droit de ne pas adhérer à tous les mouvements féministes ? Comme le mouvement Femen par exemple…
  • A-t-on le droit d’opter pour le pack « rose, poupée et prince charmant » pour sa fille ? Ou cela ne voudrai-t-il pas dire qu’on contribue à la prolifération du conditionnement sexiste dans l’éducation des enfants ?