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Passer le cap des trente ans implique des changements d’ordre physique mais également mental : on modifie son rythme de vie, on prend un peu plus soin de sa santé, on mûrit, on prend de nouvelles résolutions, etc. Alors comment les trentenaires vivent-elles ces changement en Tunisie ? 5 femmes témoignent pour nous :

Hela, 35 ans : « Je suis mariée et j’ai deux enfants dont un nourrisson. Alors ma vie actuellement se résume un peu à ça : boulot, maison, dodo. Il m’arrive de temps en temps de demander à ma mère de garder les gosses histoire de passer une soirée en amoureux avec mon mari, et de respirer un peu. Sauf qu’on est tous les deux tellement épuisés qu’on finit par se faire livrer de la bouffe et puis dormir. Bon j’avoue qu’il m’arrive de sortir avec mes amis mais cela arrive rarement avec une planification à l’avance. Ma soirée ne passe pas 22h bien évidemment. »

Souhir, 32 ans : « La vie c’est la fiesta, telle est ma devise. Alors pour moi les sorties sont primordiales, les weekends comme en milieu de semaine. Que ce soit seule, avec mon copain ou mes amis, je ne rate pas une pièce de théâtre, une soirée avec un super DJ, un exposition, un film, un apéro chez des potes, etc. C’est vrai que le matin j’ai un peu de difficultés à me réveiller mais une fois debout tout est vite oublié et j’attaque normalement ma journée. Les samedis et les dimanches bien sûr c’est la grasse matinée. Et franchement je n’ai pas de quoi me plaindre, je suis épanouie avec ce rythme, même si, maintenant, il m’arrive d’avoir des coups de pompe pendant deux ou trois jours de suite. »

Boutheina, 30 ans : «  Avant j’étais une vraie fêtarde. Je sortais quasiment tous les jours et le lendemain j’allais bosser à l’heure sans aucun problème. Il y a environ deux ans, on dirait que mon corps en a décidé autrement. J’étais souvent fatiguée et les gueules de bois étaient devenues de moins en moins supportables. Bon il faut dire que j’avais un peu changé mon rythme de vie en me mettant au sport. Du coup j’étais de plus en plus fatiguée et je supportais moins les fêtes et les afterwork. Aujourd’hui, sortir en milieu de semaine est devenu tout simplement impossible, et quand je le fais, je galère le lendemain au boulot. Donc en gros, ma vie de trentenaire célibataire qui vit à Tunis c’est : travail, sport, maison et sorties les weekends (ou pas). »

Nadia, 37 ans : « Je suis maman d’une petite fille de 5 ans, je suis casanière et cela me convient parfaitement. Je n’ai jamais été fan de sorties et je le suis encore moins aujourd’hui que j’ai ma petite famille. Certes, pendant la première année de mon mariage on sortait assez fréquemment mon mari et moi, lui étant un vrai fêtard. Mais on a fini par s’en lasser et on a remplacé les sorties par des petites « rakchas » à la maison où on invite nos amis pour un dîner, une partie de Monopoly, ou un apéro gentil. Quant aux programmes culturels, on les garde pour les weekends. Et c’est encore le cas aujourd’hui, sauf qu’on a introduit des petites promenades dans des parcs ou autres avec la petite. »

Melek, 34 ans : «  Je suis actuellement au chômage, j’essaie donc de limiter mes sorties. Mais quand je travaillais, je menais un rythme de vie assez organisé. Vous allez peut-être me prendre pour une maniaque mais j’aimais bien ça. Alors, les lundis c’était « la soirée célibat », où mon mari et moi, on sortait après le boulot, chacun de son côté. Les mardis et jeudis soir, et les samedis après-midi étaient consacrés au sport. Les mercredis c’était les soirées ciné ou théâtre. Les afterwork on les faisait les jeudis après le sport. Les samedis soir on se retrouvait avec les amis, soit chez nous soit chez eux, et les dimanches on partait passer la journée quelque part, à Hammamet, Sousse, etc.»

ET SI VOUS METTIEZ VOTRE GRAIN DE SEL ?