Dans les années 1990, la série télévisée Docteur Quinn, Femme Médecin racontait l’histoire de Michaela Quinn -incarnée par Jane Seymour-, une femme médecin partie s’installer à Colorado Springs dans le but d’exercer la médecine. Une nouvelle étape de sa vie qui s’est avérée bien plus compliquée que prévue pour une raison précise : une femme exerçant la médecine. Si la chose semble aujourd’hui inconcevable, certains préjugés persistent.

Pour faire taire les mauvaises langues (misogynes), le docteur Raj Satkunasivam, maître-assistant d’urologie à l’Houston Methodist Hospital (Texas), et son équipe ont réalisé une étude sur 104 630 patients opérés entre 2007 et 2015 en Ontario (Canada) par 3314 chirurgiens, dont 2540 hommes et 774 femmes. Résultat : les patients traités par des femmes chirurgiens ont été moins nombreux à décéder, à être réadmis à l’hôpital ou à connaître des complications dans les 30 jours que ceux traités par des hommes. Après réajustement et prise en compte de certains paramètres, l’étude du docteur Satkunasivam, publiée dans le BMJ, a conclu à une baisse légère mais statistiquement significative du nombre de décès de patients traités par des femmes par rapport à ceux traités par des hommes.

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