Rencontre : Feryel Lakhdar, l’artiste qui joue des courbes féminines

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Feryel sculpte une femme grandeur nature en mousse et tissu. Elle développe le thème des femmes dévorées par la mode ou la Deco depuis 2009. ©Pol Guillard

Artiste de renom, Feryel Lakhdar créé une véritabLe dimension esthétique en arrondissant les angles de ses portraits silencieux, dans un tourbillon de couleurs et de formes. Elle se plaît ainsi à questionner la situation de la femme à travers ses œuvres.

Architecte de formation, Feryel Lakhdar a toujours été passionnée par la peinture et l’art. En 1986, elle expose pour la première fois au musée de Sidi Bou Saïd alors qu’elle est encore étudiante à l’École Nationale d’Architecture Paris-La Seine. En 1995, elle décide de s’installer en Tunisie pour vivre de son art. Artiste peintre et plasticienne, elle aime jouer dans ses œuvres des courbes des femmes.

Exposition en avril dernier à GHAYA Gallery  » L’ART SE PORTE BIEN »où Feryel interrogeait le phénomène de récupération de l’art par la mode. Peinture sur patron de l’industrie textile. ©Pol Guillard

« Pour rester libre, il faut pratiquer la liberté tous les jours »

L’artiste aime questionner le rôle de la femme dans la société à travers ses créations. Pour elle, les femmes de toutes les sphères de la société tunisienne sont tiraillées entre tradition et modernité. Après la révolution en Tunisie, plusieurs questions se sont posées face à ce compromis social autour de la femme. L’univers feutré de ses toiles, ses sculptures et ses meubles anthropomorphiques, mettant en scène des portraits de femmes aux courbes voluptueuses et généreuses, évoque la condition de ces femmes dont la situation bien que confortable, reste résolument statique.

Ses œuvres, véritable expérience artistique exprimant un désir d’expression, sont le fruit de son évolution personnelle et des ses émotions. C’est à travers ses passions et ses désirs qu’elle aime donner naissance à ses œuvres.

Portrait cousu main ©Pol Guillard
Exposition en avril dernier à GHAYA Gallery  » L’ART SE PORTE BIEN »où Feryel interrogeait le phénomène de récupération de l’art par la mode. Peinture sur patron de l’industrie textile. ©Pol Guillard

Crédit photos : Pol Guillard