Rencontre avec la photographe franco-tunisienne Faten Gaddes

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Voilà 5 ans que Faten Gaddes parcourt le monde pour immortaliser les multiples facettes de l’humanité, avec pour seuls bagages son appareil photo et une toile de fond des années 1930.

Portrait de Faten Geddes @Mehdi Sabik

L’histoire débute à Tunis, lorsque la photographe franco-tunisienne déniche, au fond d’un garage, un ancien décor de studio-photo. Cette toile couleur pastel, à l’allure franchement kitsch, sera la base de son projet, le trait-d’union entre tous les visages et personnalités qui prendront la pose devant son objectif.

Christine chez Leila Alaoui @Mehdi Sabik

Commence alors l’aventure « Mon Tunis », une série deportraits rassemblant, dans un même livre, les différentes classes sociales sur fond des années 1930. Faten Gaddes réussit le pari de réunir le jeune chômeur, le politicien et l’artiste, pour leur arracher un sourire, capter une douceur dans le regard qui, le temps d’une pose, fait voler en éclats les clivages sociaux.

Brahim au Beldi Club @Mehdi Sabik

Rompue à l’exercice du portrait, la photographe poursuit l’expérience humaine dans les rues de la Goutte d’Or, l’un des quartiers les plus cosmopolites de Paris. La série « Ma Goutte d’Or » dévoile à son tour des femmes fatales, aux côtés de musiciens traditionnels et de religieux.

Malika à la Mannounia @Mehdi Sabik

C’est ensuite à New York, où elle a finalement posé ses valises, puis à Marrakech que Faten Gaddes s’applique à capturer des instants d’existence. De Paris à New York en passant par Londres, Washington et Seattle, les séries de portraits de Faten Gaddes séduisent les galeries d’art.

Les enfants de Stifadma @Mehdi Sabik