Sidi Bou Saïd est connu pour son charme typique, ses maisons à la façade bleue et blanche et ses belles ruelles où l’on adore se perdre. Haut lieu touristique classé depuis 1915 (rattaché au site de Carthage, classé patrimoine mondial par l’UNESCO), ce promontoire se retrouve toutefois dénaturé par d’innombrables abus comme l’urbanisation qui se développe en outrepassant le cadre légal, l’installation anarchique de fast-foods, la transformation du Palais Ennejma Ezzahra en salle des fêtes et surtout la prolifération de panneaux publicitaires qui enlaidissent le paysage. Encore plus grands, encore plus imposants, ils sont bien là et impossible de les rater.

Photo Facebook

Le dernier en date ne viendra pas nous contredire. Installé à l’intérieur du parc de Sidi Bou Saïd au niveau du rond-point qui dessert le village, la Marsa et Carthage, il vient s’ajouter à la longue liste de pollueurs visuels et viole ainsi non seulement un espace vert (espaces qui se font de plus en plus rares) mais surtout un site classé dans un périmètre où tout affichage est soumis à des normes bien précises. Une violation dont ne semble pas se soucier Vista Outdoor, l’agence publicitaire propriétaire de la dite horreur puisqu’elle s’en vante même sur sa page Facebook tout en effaçant les commentaires critiquant cette installation anarchique.

Jusqu’à quand les citoyens devront supporter ces vautours avides d’argent ? Jusqu’à quand devrons-nous fermer les yeux sur de tels agissements qui puent la corruption ? Il est clair que les nouveaux conseils municipaux démocratiquement élus auront du pain sur la planche et devront faire preuve de beaucoup de courage et d’audace.

Qui vivra verra…

 

ET SI VOUS METTIEZ VOTRE GRAIN DE SEL ?