Portrait: Islem Tlili-seule technicienne avion chez Tunisair parmi 500 hommes

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Toute jeune, toute fine, la nouvelle brune technicienne avion chez Tunisair s’appelle Islem Tlili. Mais ce qui est incroyable c’est qu’elle est la seule femme parmi les plus de 500 techniciens. Une vraie révolution dans le secteur qui prouve une fois de plus que la femme est l’égale de l’homme peut importe le domaine. Islem assure le contrôle depuis son recrutement en 2017. « Actuellement, je suis à l’atelier CND (contrôle non destructif). C’est basé sur la recherche des criques qui peuvent affecter l’avion sur différents endroits, que ce soit au niveau de la structure ou bien des jantes de roues. ». Cette technicienne avion B1 avoue ne pas avoir eu le trac lorsqu’elle a appris son affectation au sein de la compagnie au milieu de tous ces hommes. « C’est en grande partie grâce à ma passion pour le travail que je fais. Du reste, pour ma première journée de travail, tout le monde a été gentil et serviable avec moi. Ils m’ont tous respectée dès le premier jour. »

Son anecdote la plus marquante autour de son métier, elle la vit au quotidien. « Toutes les personnes qui apprennent que je suis technicienne avion sont surprises. Cela me fait marrer. » Convaincue que ce n’est pas parce qu’on est une femme qu’on ne peut pas faire certains métiers, Islem pousse les limites, donne tout pour être la meilleure et pour prouver qu’elle peut assurer. « Je suis douée dans ce que je fais. Pourtant, je suis issue d’un baccalauréat scientifique. Mais je me suis orientée directement vers la mécanique. C’est un monde qui me passionne. »

Islem est donc une gazelle légèrement différente des autres. Sa tenue de travail est un peu plus masculine et le milieu dans lequel elle passe ses journées est « viril ». Ce qui ne lui donne pas beaucoup de marge pour vivre pleinement sa féminité au travail. « Mais la vérité,  quand je vais travailler, je deviens un homme et ça arrive naturellement sans que tu ne t’en rendes compte. Même si le langage des hommes peut être un peu sévère parfois, il ne l’est jamais avec moi. Ils me respectent tous. »

Islem Tlili a certes encore des défis à relever dans son métier « d’homme », mais elle le fait tellement bien, qu’on la traite déjà comme tous les autres techniciens. « On m’accorde la même confiance et on attend de moi d’accomplir le même travail fini. Il n’y a aucune différence entre eux et moi. »