On a vu « Ksayer wou yhayer 2 »

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Hakka Distribution vient de lancer la deuxième édition de « Ksayer wou yhayer 2 », la série de court-métrage regroupés pour une projection multi-émotionnelle. Une projection presse a eu lieu ce matin à Amilcar. La sortie officielle est prévue pour demain. L’équipe de Femmes de Tunisie a ainsi regardé ces cinq films :

35 mm de Mehdi Barsaoui – réalisé dans le cadre du 50ème anniversaire des JCC :

L’histoire est celle d’un couple classique qui se chamaille avant d’aller au cinéma. Ils sont interrompus par la présence de leur voisine qui s’invite dans la voiture afin qu’ils la déposent…

Petit mais costaud. C’est l’expression qui nous vient à l’esprit après avoir terminé cette première partie. Le trio Noomene Hamda, Mouna Noureddine et Sondos Belhassen est excellent. Effet de surprise garanti !

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KHALAA de Maher Hasnaoui – Meilleur film du Concours franco-allemand de court métrage, Meilleur court métrage au Festival de Gabes et au Festival du film tunisien de Paris.

Où l’on découvre le quotidien de Monta et Khalaa, deux amis de rue qui vivent de petits vols au métro. Leur vie est bouleversée à cause d’un certain Asfour. Désormais, ils n’ont qu’un seul but: se venger et réaliser leur rêve.

Beaucoup de sensibilité dans ce court-métrage qui s’est voulu aussi réaliste qu’esthétique. Le dosage n’est pas toujours parfait mais les efforts sont palpables. Mention spéciale au jeune homme qui joue le rôle de « Monta ».

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PEAU DE COLLE de Kaouther Ben Hania – Tanit d’or aux JCC ainsi que plusieurs internationaux.

Amira n’aime pas l’école. Amira est obligée d’aller tous les jours au Kouttab avec un meddeb pas très sympatique. Elle a beau l’expliquer à sa mère, rien n’y fait. C’est alors que la petite au sacré caractère a une idée improbable pour y échapper…

Aux yeux plein de malice, la petite est un sacré numéro. On retrouve facilement le style Kaouther Ben Hania dans ce court, où l’on rit beaucoup.

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ON EST BIEN COMME CA de Mehdi Barsaoui – Muhr d’or meilleur film à Dubai, Poulain de bronze au FESPACO à Ouagadougou, compétition officielle dans plusieurs festivals.

Un des rares films où l’on voit Nouri Bouzid devant la caméra. Ici, il incarne Baba Azizi, un vieil homme que la maladie n’a pas épargné. Balloté de maison en maison entre ses différents enfants, il se retrouve chez sa fille pour y passer quelques jours. Un énième calvaire en perspective… sauf que les choses ne vont pas se passer comme il s’imaginait.

Nouri Bouzid et Sawsen Maalej, un duo gagnant pour un court-métrage très bien travaillé. On en a les larmes aux yeux, chose difficilement réalisable en quelques minutes. Mehdi Barsaoui a réussi ce pari. A voir et à revoir, ne serait-ce que pour le plaisir de retrouver Nouri Bouzid en vieillard gâteux.

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POUSSE DE PRINTEMPS de Intissar Belaid – Tanit d’or aux JCC

En Tunisie, dans la périphérie de la ville d’El Kef et ses zones rurales, des enfants racontent leur révolution, de leurs paroles naissent des images animées.

Entre ceux qui croient que nous n’avons plus de président et ceux qui imaginent toute la maison de Ben Ali en or, le monde imaginaire de ces enfants est sans limite. Du rire aux larmes, les enfants provoquent différentes émotions à travers leurs visions des choses. Il y est question de révolution, de sniper, de Bouazizi etc.

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