Nuit de noces: nos conseils pour la réussir

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Attendue, rêvée, fantasmée, la nuit de noces est pour certaines comme un mythe sur lequel différentes questions sont posées. Pourtant, la plupart y vont à l’aveuglette, la boule au ventre, pour vivre cette incroyable expérience. Pour certaines, la nuit de noces reste l’un de leurs plus beaux souvenirs, d’autres la vivent comme un vrai cauchemars. Si les raisons d’une nuit de noce ratée sont multiples, il est certain qu’une bonne préparation peut éviter les mauvaises situations , voire même aider à ce que cette nuit soit un véritable moment d’échange, d’amour et de passion. 

1/ La nuit de noces, faut-il en parler avant ? Avec qui ?

Souvent le poids des tabous imposés par la société fait que parler de sexualité n’est pas évident pour une majeure partie des jeunes tunisiens. L’éducation passe la plupart du temps par les vidéos pornographiques et les histoires racontées entre ami(e)s intimes ou pas…autant dire que l’information reçue n’a rien de scientifique ou réaliste. Pourtant, s’informer est essentiel afin de réussir au mieux sa nuit de noces, mais surtout sa vie de couple. La nuit de noces, faut-il en parler avant ? La réponse est évidemment OUI. D’ailleurs le mieux serait de s’informer bien avant de décider de se marier. Une éducation se fait sur le long terme. Notre système éducatif offre une éducation sexuelle très basique et incomplète. Mais vous pouvez toujours vous informer auprès des spécialistes, en posant vos questions aux médecins par exemple. Certaines lectures peuvent s’avérer très enrichissantes. Il suffit de vérifier la source (magazine scientifique, émission spécialisée…). Une visite chez le gynécologue avant le mariage est conseillée pour celles qui se posent des questions précises sur la nuit de noces. Sans oublier que la communication autour du sujet dans le couple en amont aide de manière palpable à la réussite du premier rapport.

2/ Faut-il qu’il y ait pénétration dès le premier soir ?

Pas forcément. Le plus important étant de ne pas se mettre la pression. Pour certains, la fatigue, le stress, l’émotion…peuvent avoir un effet « bloquant ». Il est donc primordial d’en parler une fois seuls dans la chambre et se dire que si les choses ne se passent pas de manière fluide et spontanée, il n’y a aucun problème à remettre cela au lendemain ou un peu plus tard. Les caresses, les câlins, les baisers, les touchers sont amplement suffisants si l’on ne se sent pas prêt pour une raison ou une autre à faire le grand saut de la défloraison.

3/ Comment bien préparer le terrain ?

La communication encore et toujours. On ne le dira jamais assez, cette nuit vous concerne tous les deux. Il est donc primordial de la vivre de bout en bout avec beaucoup de complicité. Il ne s’agit pas d’une course au trophée. Ici, le temps est important. Vous n’êtes pas obligé de passer à l’acte une fois la porte fermée. Ce qui serait bien, c’est de trouver un moyen de prolonger la soirée à deux. Un peu de musique, une lumière tamisée au choix, quelques tapas ou mignardises pour accompagner une boisson que vous partagerez en échangeant confidences, histoire de vous mettre en confiance. Prenez également le temps de découvrir mutuellement le corps de l’autre.

Le mot d’ordre étant de se mettre mutuellement en confiance, de prendre son temps, mais aussi de prendre du temps pour soi, ne serait-ce que pour se faire une beauté et se sentir prête et désirable.

Evidemment, l’étape la plus importante reste les préliminaires, sur lesquels il ne faut jamais faire l’impasse. Y aller donc en douceur à coup de baisers, de caresses, d’explorations, de regards, de souffles, de mots…et tout ce qui se fait et s’échange à deux. Il n’y a pas de temps limite pour les préliminaires. Vous pourrez même y passer la nuit comme cité plus haut. L’étape suivante ne doit être franchie que si les deux se sentent prêts.

4/ Avoir mal lors de la nuit de noces, un passage obligatoire ?

Ce n’est pas un passage obligatoire. Mais le risque est là pour différentes raisons. Il s’agit donc de limiter au maximum les risques d’avoir mal. Là encore, les préliminaires limitent fortement les risques de douleur. Avant de passer à l’acte de la pénétration, il est donc primordial de laisser le temps au vagin de se lubrifier naturellement à travers les caresses échangées. Autrement, penser à appliquer un lubrifiant. L’homme doit alors  prendre le soin de pénétrer sa partenaire très doucement et lentement, en restant à l’écoute de leurs deux corps.

Si une bonne préparation psychologique se fait en amont, que les deux partenaires sont détendus et prennent le temps qu’il faut pour faire les choses, il y a peu de risques que la « défloraison » fasse mal.

Ceci étant, il ne faut pas exclure des raisons organiques qui peuvent amener la jeune femme à ressentir de la douleur. Cela peut être du à une quelconque maladie infectieuse ou dermatologique, voire même à des pathologies utérines. Dans d’autres cas, le vaginisme peut aussi être en cause d’une forte douleur doublée d’un blocage. Si la douleur ressentie est forte, il faut arrêter la relation et consulter le médecin. Il s’agit en aucun cas de forcer les choses.

5/ Quelles sont les positions préconisées le premier soir ?

Pour une entrée en la matière, le « missionnaire » classique reste le plus plébiscité. Face à face, la femme couchée sur le dos, l’homme dessus, cette position permet à l’homme de contrôler vitesse et force de pénétration selon les besoins et les envies du couple. Cette position permet aussi de se regarder, de s’embrasser, de se dire des mots doux…bref de se mettre encore plus en confiance. Une fois cette première étape de défloraison franchie, les plaisirs peuvent être variés et la femme peut se mettre à califourchon sur l’homme afin de contrôler la relation. Les plus timides préféreront peut être la levrette en se mettant à genoux et en tournant le dos à l’homme, afin d’éviter les contacts visuels.

6/ Comment réagir aux problèmes d’érection, d’éjaculation, ou de pénétration ?

A cause du stress (ou pour d’autres raisons également), l’homme peut se trouver face à des situations gênantes. Il peut avoir des difficultés à bander par exemple, ou éjaculer très rapidement. Dans le premier cas, il est préférable de laisser passer un bout de temps avant de revenir à la charge. Discuter, danser, manger…faire une activité autre que sexuelle et laisser le désir revenir petit à petit dans une ambiance très détendue. La femme peut dans ce cas là aider son homme à se sentir en total confiance en lui montrant à quel point elle le désire et à quel point elle est sure d’être comblée. Si cela ne marche toujours pas, il ne faut pas s’acharner et il est préférable de reporter l’acte au lendemain ou à plus tard. Cela reste la meilleure des solutions si la raison s’avère psychologique et non organique. Quant à l’éjaculation précoce, qui reste une situation délicate, il faut savoir qu’il s’agit d’abord de dédramatiser la situation. Si la femme fait face à ce problème, il est conseillé de rassurer d’abord son conjoint, puis de lui expliquer doucement qu’il peut la satisfaire autrement (cunnilingus, caresses ciblées, masturbation…). Si cette situation se répète fréquemment dans le temps, il faut penser à consulter un spécialiste.