Hier au Kef, Refka Cherni s’est fait tirer dessus par son mari, un agent de la garde nationale. Ce dernier avait utilisé son arme de service. La victime a reçu 5 balles à bout portant, dont 3 étaient des blessures graves. La jeune maman a rendu son dernier souffle hier après-midi à l’hôpital régional du Kef. Pourtant, ce drame aurait pu être évité ! En effet, Refka avait porté plainte au commissariat de police il y a 3 jours tout en présentant un certificat médicale initial de 21 jours. Toutefois, le substitut du Procureur de permanence n’avait pas jugé utile d’arrêter l’assassin. Des enfants se retrouvent ainsi orphelins à cause de la négligence des autorités.

Dans notre société, les féminicides sont devenus monnaie courante, résultat d’un laxisme de l’Etat et d’une société patriarcale de plus en plus violente envers les femmes. Les plaintes pour violences conjugales sont de ce fait étouffées, d’autres, non classées. Certaines familles poussent même la femme à se réconcilier avec son mari et de tirer un trait sur le passé pour « l’intérêt des enfants ».

Jusqu’à quand allons-nous tolérer cette violence et ces drames qui ne cessent de se produire dans notre société? Faut-il que d’autres femmes comme Refka Cherni se fassent tuer pour que l’Etat se bouge ?