#MonPostPartum : le hashtag qui brise le tabou de l’après-accouchement

0
197

On en parle peu voire jamais. La période post-partum passe souvent sous silence. Pourtant, l’après-accouchement comporte son lot de douleurs pour les jeunes mamans. Sur les réseaux sociaux, des militantes françaises libèrent la parole et dénoncent le manque d’informations sur le sujet.

Sous l’hashtag #MonPostPartum, les 4 mamans-Morgane Koresh, Illana Weizman, Ayla Linares et Masha Sacré – livrent ainsi leurs expériences et citent les nombreux bouleversements physiques (saignements, fuites urinaires, contractions,  douleurs, etc.) mais aussi psychologiques (dépression) auxquels elles ont fait face.

« Je regrettais d’avoir fait un enfant . Je ne pouvais pas marcher, ni m’assoir, le vagin recousu après 2 semaines de ‘faux’ travail, 12h de travail, 2h de poussées intenses et la ventouse. Le tout, sans péridurale. Le traumatisme aura duré 2 mois. 2 mois où j’en voulais à ma fille de m’avoir fait tant souffrir. » déclare l’une des jeunes mères.

Derrière cette initiative, une polémique lors des Oscars. En effet, la prestigieuse cérémonie américaine a censuré une publicité sur les produits post-partum, la jugeant « trop crue ». La publicité en question montre une mère qui se réveille la nuit pour changer sa serviette hygiénique post-accouchement. Elle montre des difficultés pour s’asseoir sur la cuvette et à se lever.

 » En réaction à une publicité rejetée par ABC News et l’Académie des Oscars qui dépeint honnêtement l’épisode douloureux du post-partum ainsi que la publication d’Ashley Graham qui pointe du doigt le silence autour de cette convalescence, me voici, portant une couche pour adultes, épongeant le sang qui coule pendant des jours et des semaines, le ventre encore gonflé, l’utérus encore détendu, les contractions qui le remettent doucement en place, les jambes bleuies, les points qui tirent, l’impossibilité de s’asseoir sans douleurs, l’urine qui brûle, l’impression d’être passée sous un rouleau compresseur. Si on parlait davantage de ces sujets, si on ne les  » invisibilisait » pas de façon systématique, les mères se sentiraient moins isolées, moins démunies. Préoccupez-vous des mères. Mettez en lumière leur vécu. » explique l’une des créatrices du #monpostpartum