Le livre est en proie à une crise sans précédent. Quand on sait que le Tunisien ne lit que rarement, on peut déjà imaginer l’avenir incertain des librairies et du secteur de l’édition en Tunisie. Mais il existe également un autre secteur frappé de plein fouet par la crise culturelle, économique et sanitaire que connaît le pays: celui des bouquinistes qui souffrent aujourd’hui plus que jamais du manque de clients.

Leur doyen, Bouraoui Hedhili, a d’ailleurs lancé un cri de détresse à la municipalité de Tunis, au ministère des Affaires culturelles et de l’Education pour soutenir le secteur du livre, encourager la lecture et sauver sa librairie vieille de 70 ans. Sise à la rue d’Angleterre à Tunis, cette bouquinerie existe depuis les années 50 et a été détenue par un juif : Victor Guez avant d’être achetée par son propriétaire actuel. Ce dernier se trouve aujourd’hui dans l’incapacité de payer ses employés et risque de fermer l’un des derniers temples du livre qui compte près de 300000 ouvrages.

Une appel à mobilisation a été lancé sur Facebook afin de sauver la bouquinerie de Mr Hedhili. Il suffirait juste de s’y rendre et d’acheter quelques livres afin que son propriétaire puisse la maintenir ouverte.