La Fashion Week est l’occasion de voir les dernières collections, créations et thèmes des marques. Si on s’est habitué à voir des shows incroyables mais classiques comme ceux de Moschino et Chanel, d’autres marques ont préféré miser sur la provocation comme Gucci qui a « littéralement » coupé les têtes de ses mannequins dans une mise en scène gore et lugubre dans le bon sens du terme puisque tout le monde en a parlé sur les réseaux sociaux.

En effet, pour son défilé automne-hiver 2018-2019, Alessandro Michele, le directeur artistique de Gucci, a transformé les locaux de la marque en un bloc opératoire. Murs recouverts de PVC vert, tables d’opération, tubes néon…le styliste explique ce choix par la similitude entre le métier de créateur et de chirurgien : « Notre métier est chirurgical : couper, assembler et expérimenter sur une table d’opération« .

Mais ce n’est pas seulement la décoration qui a fait le buzz mais les mannequins hommes et femmes défilant avec, dans les bras, une réplique de leurs têtes, un bébé dragon ou encore un serpent et un caméléon vivants. Un des mannequins avait même un troisième oeil maquillé au centre de son front comme « pour surveiller sa propre tête et ses pensée », d’après le créateur à la tête de la maison italienne depuis 2015.

Quant à la collection, elle exprime une identité multiple, mélange les genres et les époques mais aussi les cultures. On y retrouve des inspirations slaves, grecques, indiennes, amérindiennes, british mais aussi les années 20, les eighties et les nineties, les hommes se parent de foulards et de turbans sur la tête, les femmes de barbe en laine tricotée. Vous l’aurez compris, Alessandro Michele casse les codes et brise les tabous dans une collection qui se veut ouverte sur le monde.