Les colorations et lisseurs chimiques potentiellement liés au cancer du sein

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Teintures pour cheveux et lisseurs chimiques seraient liés à un risque de cancer du sein. C’est ce que révèle une étude publiée dans l’International Journal of Cancer et menée par les National Institutes of Health (NIH) et National Institute of Environmental Health Sciences sur plus de 46 700 Américaines. Âgées de 35 à 74 ans, celles-ci devaient avoir une soeur dont on a diagnostiqué un cancer du sein, d’où le nom de l’étude – Sister Study.

Plus de 50% des femmes ayant utilisé une coloration permanente et 10% ayant utilisé des lisseurs chimiques pour cheveux dans l’année-même ont de grands risques de développer un cancer du sein. En utilisant une coloration permanente, le risque est même plus élevé de 9% par rapport aux femmes qui n’en utilisent pas. Chez les Afro-Américaines, ce pourcentage explose même à 45%, et à 60% si les produits sont utilisés toutes les 8 semaines ou plus souvent. Selon Alexandra White, l’une des auteures de l’étude, cela est peut-être dû à la formulation des colorations et lisseurs chimiques destinés aux Afro-Américaines, différente de celle destinée aux femmes « blanches ». Dale Sandler, co-auteur de l’étude, l’explique par le fait que les cheveux des Afro-Américaines sont plus épais et absorbent une plus grande quantité de coloration.

La coloration permanente contient des amines aromatiques (AA), des composés solides ou liquides utilisés notamment dans la synthèse des matières colorantes. Même si sa principale source d’exposition est le tabac, les AA sont également présents dans les produits cosmétiques et les textiles. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a d’ailleurs classé un groupe d’amines aromatiques comme cancérigènes probables pour les métiers de coiffeur et de barbier qui manipulent des colorants. Hormis le cancer du sein, les AA sont également responsables de 5,4% des cancers de la vessie.