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En discussion depuis 2013, le Parlement marocain a adopté, le 14 févier dernier, une loi contre les violences faites aux femmes. Cette loi présente néanmoins quelques insuffisances dénoncées par les mouvements féministes.

Dans son ensemble, le nouveau texte voté le jour de la Saint-Valentin est une avancée considérable en matière de protection de la femme contre les violences. En effet, il condamne pour la première fois et ce, selon une note du ministère de la Famille « certains actes considérés comme des formes de harcèlement, d’agression, d’exploitation sexuelle ou de mauvais traitements ».

Le harcèlement de rue et le mariage forcé sont par exemple enfin passibles d’une peine de prison et d’amende. La loi compte également de nouvelles mesures pour prendre en charge les victimes de violences.

Cependant, pour la militante féministe Nouzha Skalli « le texte ne prend pas en compte les définitions internationales en matière de violences à l’égard des femmes. Le viol conjugal n’est par exemple pas puni. Et cette loi ne modifie que quelques articles du Code pénal, alors que celui-ci reste fondamentalement basé sur des concepts obsolètes, comme l’atteinte à la pudeur publique ou la pénalisation des relations sexuelles hors mariage » a-t-elle-déclaré à l’AFP.