Les articles d’analyses politico-économiques utilisent une terminologie particulière. Sur les plateaux télés et les émissions de prime radiophonique, bon nombre d’invités parlent de la situation économique du pays, véritable préoccupation du moment en usant de mots techniques parfois inaccessibles au citoyen lambda. Femmes de Tunisie vous présente ce petit dico avec les termes les plus utilisés au quotidien. En somme, des mots clés qui nous servent à décrypter et à mieux comprendre la réalité économique de la Tunisie.

PIB : Ou pour dire plus simplement « Produit Intérieur Brut ». Cet indicateur représente la valeur ajoutée totale des biens et des services produits sur un territoire national. Il est utilisé pour mesurer la croissance économique d’un pays. En somme, le PIB, c’est la richesse produite par un pays en une année.

Inflation : Comme son nom l’indique, on parle d’augmentation. Mais pas des salaires. Puisque l’inflation concerne l’augmentation générale et durable des prix pour les biens et les services . Elle est comptabilisée en pourcentage de variation de l’indice des prix pour une période donnée (mensuelle ou annuelle). Evidemment plus ce pourcentage augmente, plus le pouvoir d’achat en dinar du citoyen diminue. Pour la Tunisie par exemple, l’inflation enregistrée au mois de Novembre 2017 est de 6,3%

Croissance économique : c’est l’augmentation sur une longue période des quantités de biens et services produits dans un pays. Le PIB est un indicateur majeur de mesure de la croissance économique d’un pays. 

Budget de l’état : Il ne s’agit pas d’une somme d’argent à dépenser, mais plutôt d’un document juridique voté par l’assemblée des représentants du peuple. Ce budget annuel prévoit et englobe les recettes et les dépenses de l’Etat en une année. Pour la Tunisie, par exemple, le budget de l’Etat pour l’année 2018, prévoit une hausse du budget dans divers ministères (l’Intérieur, l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, etc.) et une baisse dans d’autres secteurs, dont une diminution du budget de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Loi de finances : Là nous parlons de l’acte législatif par lequel l’assemblée vote le budget de l’État, comme expliqué plus haut

Taux de change : Le taux de change d’une monnaie est le cours, ou plus simplement le prix de cette devise par rapport à une autre. Exemple : 1 euro= 2.935 dinars 

Commerce parallèle (informel) : ou le commerce illégal. On parle de contrebande par exemple. Le commerce parallèle englobe les produits vendus dans un circuit non formel et non soumis au système de distribution officiel de l’Etat. En conséquence, ces produits ne sont pas soumis aux taxes et donc vendus avec des écarts de prix remarquables avec ceux du circuit formel. De même, les acteurs de ce commerce parallèle échappent complètement à la fiscalité et ne paient donc aucune taxes sur leurs opérations, profits, etc.

Avoir net en devises et jours d’importation : On parle de réserves de change ou de devise détenues par la banque centrale (BCT). Ces réserves se traduisent en nombre de jour d’importation. Pourquoi ? Parce que pour des pays comme le nôtre, ces réserves servent aux paiements étrangers. La ligne rouge étant de 90 jours d’importation afin qu’un pays en difficulté de paiements extérieurs puisse au moins importer les produits de base indispensables comme les médicaments ou encore les produits alimentaires.

Exemple : Les avoirs nets en devises à la fin du mois de novembre en Tunisie sont de 92 jours d’importation Vs 98 jours à la même date de l’année dernière.

La bourse : C’est le marché financier sur lequel s’effectuent des transactions sur les valeurs mobilières. C’est là, comme montré dans les films, que des actions cotées sont vendues ou achetées par des investisseurs.