Le coup de gueule de la championne tunisienne Ines Boubakri

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Coup dur pour la fleurettiste tunisienne Ines Boubakri qui a profité de la journée de la femme pour exprimer son ras-le-bol sur Instagram. En effet, notre championne olympique a dénoncé dans un long statut la nonchalance de l’Etat tunisien, du ministère de la Jeunesse et des Sports, du Comité national olympique et de la fédération tunisienne d’escrime. « Dans moins d’un an, nous participerons aux Jeux Olympiques qui se préparent des années à l’avance. En Tunisie, on les prépare la veille ! Est ce normal qu’il n’y ait aucun suivi ? Est ce normal que mon entraîneur n’ait pas encore été payé ? Est ce normal que nous n’ayons pas encore reçu notre bourse de la saison 2018/2019 ? Ensuite, on vient se plaindre du résultat ! »

C’est ainsi qu’Ines Boubakri a laissé éclater sa colère tout en pointant du doigt les responsables de l’Etat qui sont aux abonnés absents. Elle a également rappelé qu’elle est la sportive la plus titrée en Tunisie avec à son actif 62 médailles internationales dont 38 en or et que sa patience avait des limites. « J’ai toujours tout fait afin de décrocher la victoire mais au bout d’un certain moment, on devient las. J’ai toujours tout fait pour bien représenter mon pays sans quoi, j’aurais arrêté depuis longtemps ou me serais retrouvée dans une meilleure situation parce que je ne mérite pas ce qui m’arrive aujourd’hui. J’ai beaucoup donné pour mon pays et je suis fière de voir mon drapeau se hisser dans des pays qui ignorent même notre existence. » 

Rappleons que ce n’est pas la première fois les escrimeuses tunisiennes ont laissé éclater leur colère. En mars 2018, la fleurettiste Azza Besbes avait même menacé d’abandonner l’escrime à cause du manque d’implication des autorités.