Le Comar d’Or: le plus prestigieux des prix littéraires fête ses 20 ans!

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Chaque année au mois d’avril, le célèbre prix Comar d’or récompense les œuvres littéraires tunisiennes en arabe et en français  qui ont marqué l’année et convaincu les membres du jury.

Depuis 1997, les assurances Comar se sont lancées dans le mécénat: un marketing à grande vision. Pour ceux qui ignorent ce qu’est le mécénat, l’explication est toute simple: c’est un soutien matériel ou financier apporté par une entreprise ou un particulier à une activité d’intérêt général. En l’occurrence, ce sont les assurances Comar qui soutiennent la littérature depuis quelques années déjà. Pari lancé, pari engagé, pari tenu.

Voilà déjà 20 ans que la littérature tunisienne trouve échos dans ce prix. D’année en année, la cérémonie a pris de plus d’ampleur et cette année il s’agit en plus de célébrer vingt années d’existence par une programmation spéciale et entre autres par le biais d’une exposition « Rétrospective Comar D’or ».

Habituellement organisée au théâtre municipal de Tunis, la cérémonie aura lieu cette année au Palais des Congrès de Tunis. Le concert sera assuré par le duo Ziad Gharsa et Asma Ben Ahmed pour un moment 100% Tarab.

Plus de 60 titres (entre français et arabe) se disputeront donc le Comar d’or le 30 avril 2016. Le prix qui a largement acquis ses lettres de noblesse a fait le choix depuis 19 éditions de récompenser le roman. Pourquoi rien que le roman? «La réponse est simple: c’est sur ce genre littéraire que la compagnie Comar a décidé de porter ses efforts. »

20 ouvrages en langue française et 42 en langue arabe sont en lice pour cette 20ème édition.

Les critères sont stricts, le jury aussi. Cette année, il sera constitué de Mohamed Mahjoub, Anouar Attia, Ahlem Ghayeza, Emna Louzir et Samir Marzouki qui jugeront de la qualité de l’écriture et de l’originalité du thème abordé pour les romans en langue française. Les romans en langue arabe seront arbitrés quant à eux par Adel Khedhr, Hayet Seyab, Olfa Youssef, Om Zine Ben Chikha et Chokri Mabkhout.

Bon à savoir aussi, les montants des prix ont été augmentés. Le Comar d’or passe cette année de 7.000 à 8.000 dinars, le Prix spécial du jury passe de 3.500 à 5.000 DT et le 3ème prix, appelé Découverte, de 1.500 à 2.500 DT.

Les participants sélectionnés en langue française sont au nombre de 20 dont voici la liste :

« Le premier message » de Jamel Ghanouchi

« Clair Obscur » de Latifa Zouhir

« Et L’Irak fut ma maison » de Cherifa Baouab Ammar

« La liberté en héritage » de Najet Abdelkader Fakhfakh

« Ecoute Petit frère » de Hamadi Labidi

« Invisible Kid » de Atef Attia

« Le chantier de Monsieur Pierre » de Mehdi Mahfoudh

« Tristesse avenue » de Nidhal Guiga

« Je suis née en couleurs gaies » de Nahed Belkhiria

« Feuillets d’Enfance » Ou « la mémoire parlante » de Youssef Chahed

« Bir el ABD » de Noura Bensaad

« Le corps de ma mère » de Fawzia Zouari

« Ya khil salem » de Fawzi Mellah

« Un prénom pour exister » de Chadli Laroussi

« Les chemins de la lumière » de Turkia Labidi Ben Yahia

« LA Femme en noir » de Abdelaziz Belkhdja

« Le jasmin noir » de Wafa Ghorbel

« Gandhi avait raison » de Rabaa Ben Achour Abdelkefi

« Solution d’attente inavouée » de Habib Falfoul

« Les rêves perdus de Leyla » de Mohamed Harmel

Et voici la liste des 42 candidats en langue arabe :

« Zakhat men dhakiret Said » (fragments de mémoire de Said) de Taieb Labib

« Hakayeb El-Alam » (valises de la douleur) de Sami Jerbi

« El Massir » (Le destin) de Naceur Toumi

« Awtan el ankabout » (patries de l’araignée) de Besma Bouabidi

« El ankabout la yahres el anbiaa dayman » (l’araignée ne surveille pas toujours les prophètes) de Fethia Hechmi

« Hawajess ellayla el akhira » (cauchemars de la dernière nuit) de Mounira Daraaoui 7-« Ricamo » de Youssef Rzougha

« Araa el kafass Yatir » (je vois la cage voler) de Souleymane Ben Youssef El Amine 9-« Bouderbala » de Mokhles Ben Oun

« Etthayira » (la rebelle) de Mourad Bejaoui

« El kanz » (le trésor) de Ameur Bechaa 12-« Catharsis » de Hanen Jannan

« Kileb el jahim » (chiens de l’enfer) de Brahim Darghouthi

« Journal intime de la dernière hyène au Chaambi » de Adnene Helali

« Khaldoun Michel » de Mohamed Habacha

« Zaman el kalam el akhir » (temps de la dernière parole) de Faten Kchaou

« Le talisman d’El Ifa » de Taoufik Aloui

« Intissab Assouad » de Aymen Daboussi 19-« Wajaa el hadid (douleur du fer) de Belgacem Jeday

« Achiket ennadhl » (les amoureuses de l’espiègle) de Kamel Riahi

« Beb Souika » de Salah Baccouche

« Kessatou ichkin fi ezzaman ethayaa » (histoire d’amour dans le temps perdu) de Moez Naiija 23-« Assouhad » (Insomnie) de Houssem Ben Ammar

« El mouzaouka » de Salah Dems

« Maraya el ghiyeb » (miroirs de l’absence) de Nabiha Aissi

« Ayna sayoudfanou errab » (où sera enterré le seigneur ?) de Tarek Elghoul 27-« Assayroun fel atama » (errants dans l’obscurité) de Slaheddine Boujah

« Haddathani el finik » de Fraj Houar

« Bipolar » de Amin Hassini

« Toujane » de Amna Remili Oueslati

« Ella Marye yaktob errasayel » (l’invisible écrit des lettres) de Majdi Ben Aissa

« El massab » (dépotoir) de Chedia Kasmi

« Ya bey el bayet » (Oh bey des beys) de Hamid Abaidia

« Jabal el anz » (Montagne des chèvres) de Habib Selmi

« Nouwa » (crachin) de Wahida el May

« Anin el jouthath »(gémissements des cadavres) de Abdelkarim Ammar

« Ghzela » (gazelle) de Hafidha el Kasmi

« Wissal » de Salmane Zekri

« Bawabet ennesyan » (Portail de l’oubli) de Lobna Oueslati

« Wahet el emyan » (oasis des aveugles) de Mouldi Dhaou

« Siret el maatouh » de Mouldi Dhaou

« Leylet ettaabin » (la nuit de l’enterrement) de Anis Laabidi.