La violence faite aux femmes n’est pas une fiction

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L’article 5 de la déclaration universelle des droits de l’homme qui a vu le jour en 1948, déclare que « nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».Or nous vivons dans un monde où la gente féminine est toujours sujette à la violence. 
En 1993, L’assemblée générale des nations unis a même adopté une déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Cette déclaration définit la violence à l’égard des femmes comme « tout acte de violence basé sur le genre qui entraîne ou est susceptible d’entraîner des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris les menaces, la coercition, la privation arbitraire de liberté qu’elles aient lieu dans la sphère publique ou privée ».

La violence faite aux femmes : un fléau mondial
Ce fléau sévit au sein de toutes les sociétés du monde. Cette gangrène n’épargne aucune classe sociale, aucune race, aucun emplacement géographique. En effet les statistiques proposées par l’OMS sont effarantes, « dans le monde une femme sur trois a déjà été victime de violence physique ou sexuelle. Environ 120 millions de filles ont été forcées à avoir des rapports sexuels à un moment de leur vie et 133 millions de femmes et de filles ont subi une mutilation génitale féminine. En 2012 une femme sur 2 est morte à la suite de violences infligées par leur partenaire ou un membre de leur famille ». Il existe différentes formes de violence : la violence physique, sexuelle, économique ou bien la violence psychologique.  
De ce fait, les nations unies ont déclaré que le 25 novembre était la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.
 

En Tunisie :

La Tunisie a tenu à lutter contre ces fléaux en mettant au point une loi qui a pour but de protéger les droits de la femme et de mettre un terme aux violences à leur encontre. L’article 46 de la constitution tunisienne, adoptée en janvier 2014, stipule  que « L'Etat s'engage à protéger les droits acquis de la femme… L’Etat prend les mesures nécessaires afin d’éradiquer la violence contre la femme ».
Cependant, en Tunisie, aujourd’hui encore, environ  47 % des femmes âgées entre 18 et 64 ans ont déclaré avoir subi au moins une des formes de violence durant leur vie.

[fve]https://www.youtube.com/watch?v=3e6HczAS_UE[/fve]

La violence physique occupe la première place de ce terrible classement. En effet 31.7% des femmes ont été victime de violence physique, 28.9% admettent avoir été victime de violence psychologique et 15.7% de violence sexuelle.
55% des femmes ayant subies des violences sont convaincues que c’est un fait ordinaire qui ne mérite pas qu’on en parle. Certaines sont rongées par la peur au point d’être convaincues  que si elles en parlent elles risqueraient d’aggraver la situation. D’autres victimes, quant  à elles, n’en parlent pas car  elles se sentent humiliées de le faire. Elles ont peur de se faire juger par la société surtout quand elles sont issues d’une classe sociale aisée. Elles camouflent donc leurs coquards derrière du fond de teint pour cacher la vérité dans laquelle elles vivent et qu’elles subissent en silence. Des chiffres effrayants jusqu’au bout, puisque seulement 17.8% des victimes déclarent avoir porté plainte. 

[fve]https://www.youtube.com/watch?v=Ertu9_MhFiM[/fve]

D’autres parts, la violence conjugale reste la première cause de décès des femmes âgées de 16 à 44 ans, malgré le fait que les agressions faites aux femmes ne restent pas impunis. Les agresseurs encourent une peine de prison. 

Etes-vous à l’abri ? 

Par Sonia Ben Miled 

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