L’universitaire, la militante, journaliste et cinéphile Noura Borsali nous a quittés dans la nuit du lundi 13 novembre 2017.

L’ancienne présidente de l’Association tunisienne pour la promotion de la critique cinématographique (ATPCC) était dotée de l’une des plus belles plumes journalistiques en Tunisie. Cette dernière semaine a été marquée par sa présence dans de nombreuses projections de films dans le cadre de la 28ème édition des JCC.

Critique cinéma mais pas que, Noura Borsali analysait également et parfaitement la situation politique du pays. Libre et indépendante, ses chroniques étaient massivement lues et partagées, que ce soit pour le compte du journal Réalités, du web journal Kapitalis ou encore le site d’investigation Nawaat.

Diplômée de l’université de Paris VII en études Approfondies de Sémiologie (Science et analyse des textes), l’essayiste a enseigné à la faculté de sciences juridiques, sociales et politiques de Tunis (FSJSP), a réalisé de nombreux reportages politiques en Algérie, au Maroc et en Egypte. Parmi ses ouvrages phares, un livre sur Bourguiba, intitulé « Bourguiba à l’épreuve de la démocratie », classé parmi les meilleures ventes en 2008 en Tunisie.

Son engagement politique fera qu’elle accepte un poste de membre au sein de l’IVD (L’Instance Vérité et Dignité). Poste qu’elle quittera parmi les premiers en 2014 dénonçant sans faire de scandale les écarts de la présidente Sihem Ben Sedrine.

Noura Borsali devait tenir une chronique hebdomadaire tous les mardis sur le site Nawaat. I n’y aura finalement qu’une seule chronique parue mardi 7 novembre et portant sur les menaces qui pèsent sur l’indépendance des Instances constitutionnelles. Paix à son âme !

 

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