Hayat Boumedienne : Qui est la femme la plus recherchée de France ?

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Hayat Boumedienne. Voilà un nom, agrémenté d’une banale photo d’identité, qui a bien investit les médias à l’échelle mondiale en quelques heures. La jeune dame était parfaitement anonyme jusqu’à vendredi dernier, jour de la prise d’otage d’une épicerie Cacher à Paris.

Elevée au sein d’une famille nombreuse, elle a très vite perdu sa mère. Le père ne pouvant plus subvenir aux besoins de sa famille, elle fut parmi d’autres frères et sœurs prises en charge et placée par les services sociaux. Hayat Boumedienne, anonyme certes, mais déjà connue par les services de police française, car suite à la première arrestation de son illustre compagnon Amedy Coulibaly pour le projet d’évasion de Smain Aït Ali Belkacem, elle a fait l’objet de quelques interrogatoires en 2010. Selon plusieurs médias français, elle se disait mariée religieusement à Coulibaly depuis 2009 avec qui elle vivait en concubinage. A l’époque, elle avait bien souligné son désir de visiter un pays arabophone pour « parfaire son arabe littéraire », relaie Le Parisien. Depuis vendredi soir, on voit défiler ses photos en voile intégrale et faisant la pose, arbalète à la main, accompagnée d’Amedy Coulibaly avec pour arrière plan une forêt.

Mais pourquoi a-t-elle était citée avec autant d’insistance au cours de cette affaire ? Hayat Boumedienne est désignée comme la femme la plus recherchée de France pour son éventuelle implication dans la fusillade de Montrouge et la prise d’otage de l’épicerie Cacher. Il y a même des témoins qui affirment avoir vu le couple ensemble Jeudi soir, la veille de la seconde opération. Pourtant elle ne figure pas parmi les personnes blessés ou décédés. Un média américain a même certifié qu’elle s’était échappée lors de la libération des otages. Pour qu’en fin de compte des « sources officielles », relayées par l’AFP viennent confirmer le départ de la fugitive vers la Turquie depuis l’Espagne le 2 janvier dernier. Bien avant le début de ces attentats en France. L’hypothèse serait qu’elle ait rejoint la Syrie depuis. La télévision turque a diffusé hier des images de la fugitive à son arrivée à l’aéroport d’Istanbul le 2 janvier.

Sur ces images on voit que la jeune femme est accompagnée par un homme qui a été identifié par le quotidien turc «Yeni Safak» comme étant Mehdi Sabry Belhoucine, un fiançais âgé de 23 ans. «Elle est entrée en Turquie le 2 janvier en provenance de Madrid. Il y a des images (la montrant) à l'aéroport», a déclaré le ministre des Affaires étrangères turc Mevlüt Cavusoglu dans un entretien à l'agence de presse gouvernementale turque Anatolie. «Elle est ensuite restée avec une autre personne dans un hôtel de Kadiköy (un district de la rive asiatique d'Istanbul). Elle est ensuite passée en Syrie le 8 janvier, ses relevés téléphoniques le montrent», a-t-il ajouté. La jeune femme aurait rejoint la Syrie par Akçakale, un point de passage régulier des étrangers qui rallient les mouvements jihadistes. Ce qu’on sait d’autre à propos de ce personnage énigmatique, c’est qu’elle a été en contact «constant et soutenu» avec l’épouse de l’un des frères Kouachi. Environs 500 appels ont été échangés entre les deux dames en un an selon les sources policières françaises. Quant au père de Hayat qui dit avoir vu sa fille pour la dernière fois il y a plus d’un an quand il était allé les chercher, son compagnon et elle, à l’aéroport à leur retour d’un pèlerinage à la Mecque, se dit « sous le choc » et a du mal à croire que sa fille puisse avoir quelque chose à voir avec les derniers attentats.

On connait beaucoup de détails significatifs sur la jeune « terroriste », mais tellement peu en fin de compte par rapport à son implication réelle aux attentats de Paris et sa disparition soudaine.                

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