Insultée et menacée par des filles pour avoir porté un short

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Si en Tunisie, le harcèlement de rue à l’égard des femmes est monnaie courante, des pays développés comme la France souffrent également de ce fléau . La preuve avec l’histoire de Maude, une jeune française de 18 ans qui s’est fait agresser par une bande de filles car elle portait un short.

L’agression s’est déroulée à Toulon. Maude rentrait tranquillement de la plage en bus. Elle portait un t-shirt et un short. Un groupe de 5 filles l’accoste et lui reproche de porter un short trop court, de « manquer de respect envers les femmes ». Maude se défend, prône l’égalité des sexes et la liberté de disposer de son propre corps. Les réactions ne se font pas attendre, les cinq filles l’insultent, la menacent et lui crachent carrément dessus.

Heureusement, la jeune française a réussi à les semer. Décidée de ne pas laisser passer ce harcèlement infâme, Maude a posté un message poignant sur Facebook où elle clame sa stupéfaction de se faire harceler par des femmes, des femmes qui se lient aux idées misogynes de beaucoup d’hommes, au lieu être solidaires.

On vous fait découvrir son texte, plein de bon sens, qu’elle a intitulé  « Bonjour, je suis une salope »:

« Je suis en colère ce soir. Nous sommes en 2016 et je viens de me faire agresser parce que je portais un short. Oui, un short. UN PUTAIN DE SHORT

Nous sommes en 2016 et un groupe de 5 FILLES m’a insulté, menacé, craché dessus dans un bus sans que jamais personne n’intervienne, malgré leurs hurlements et les miens. Elles n’ont visiblement pas apprécié tous les arguments que j’ai sorti en faveur de l’égalité homme-femme et de la liberté de disposer de son propre corps puisqu’elles m’ont suivie pour me frapper lorsque je suis sortie du bus et ne sont parties qu’après qu’un homme que j’ai interpellé ait attendu avec moi qu’elles s’en aillent (au bout de 15 minutes, vous captez le délire ?)

Nous sommes en 2016 et je tremble de rage: à la question « pourquoi vous me traitez de pute parce que je porte un short alors qu’un homme peut se balader torse nu en plein centre-ville sans que personne n’y trouve rien à redire ? », elles m’ont répondu dans la seconde, les yeux écarquillés, comme si c’était l’évidence absolue: « ben parce que t’es une femme, faut se respecter sale conne. » Ah oui. Au temps pour moi, j’avais oublié.

Mais merci, maintenant j’ai la très agréable impression d’avoir fait un bond de quelques siècles en arrière. J’avais l’habitude des pelos relous qui te klaxonnent et te sifflent comme un chien parce que tu as le malheur de disposer d’un vagin, qui viennent te harceler parce qu’ils ne comprennent pas ton « non », je connaissais les propos misogynes et salaces quand tu n’as apparemment pas assez de tissu sur toi pour protéger ta vertu, mais que ça aille aussi loin AVEC DES FEMMES pour un pauvre short, c’est une triste première. Nous sommes en 2016 et malgré ce qu’en disent certains, le combat féministe est bien loin du compte. «