Tibi congratulor ! Mercredi 15 mai, Haïdra a inauguré son tout premier musée archéologique sous l’égide du ministre des Affaires culturelles. L’espace de 176 m2, qui « se veut une vitrine de la richesse archéologique d’Ammaedara et de ses environs immédiats », comprend deux salles. À cette occasion, une brochure et un dépliant ont été réalisés par l’Agence Nationale de Mise en valeur du Patrimoine et l’Institut National du Patrimoine. Le musée de Haïdra est ainsi le premier de la ville et le second dans tout le gouvernorat de Kasserine après celui de Sbeïtla.

Que contient le musée de Haïdra ?

Le « Borj » datant de 1886, ancien poste frontière avec l’Algérie voisine, abrite actuellement le musée de Haïdra. D’une superficie d’environ 176m2, il est constitué de deux salles où est exposée la collection archéologique. Datable des époques romaine, byzantine et médiévale, elle comprend une quarantaine d’objets dont : douze épitaphes païennes et chrétiennes (3 mosaïques funéraires et le reste en pierre calcaire), une stèle représentant un couple de défunts, une grande statue funéraire en marbre de Innula Crepereia, une borne milliaire et dalle commémorant la construction d’un pont sur l’Oued Ennaguess par les soldats de la IIIème légion Auguste en 123 après J.-C., une table d’ombres des mois de l’année, une statue en marbre d’un venatore , une statuette en marbre de Vénus, une grande mosaïque à thèmes mythologiques dont Ulysse et les sirènes, trois fenêtres et une corniche, un meule à grains et ses éléments, deux cruches, un récipient pour des liquides (Askos), un mortier et trois bracelets  tous en bronze, une flûte en os.

Statue d’Innula Creperia femme de la bourgeoisie d’Ammaedara du IIe siècle (1x80m, marbre)

À cela s’ajoute une photographie de la célèbre mosaïque des îles et des villes de la Méditerranée orientale d’Ammaedara et une maquette de la basilique dite des Martyrs ou de Candidus.