Daech revendique et parle de ses attentats dans son magazine en ligne "Dabiq"

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« Le retour du Califat » paru au mois de Ramadan 2014, plus d’une dizaine de numéros ont été édités en plusieurs langues. Le dernier en date vient récemment de paraître sous le titre « La Terreur» Il y est question des derniers attentats perpétrés à Paris. Pour le lire et le télécharger, c’est ICI dabiq Un outil de propagande  Le magazine est clairement un outil de propagande d’appel au Jihad mondial et de défense du « Califat ». Dabiq sert aussi à l’Etat Islamique de support pour revendiquer ses attentats de par le monde, tout en étalant les détails et autres explications sur ces actes. Dans le numéro 8 par exemple, édité le 30 mars 2015, on retrouvera une interview d’Abou Muqatil Al-Tunisi, l’assassin présumé du député tunisien Mohammad Brahmi, tué en juillet 2013. « Ce mois-ci, Dabiq a eu l’occasion d’interviewer Abū Muqatil al Tūnusī, le moudjahid qui a tué le murtadd Mohammed Brahmi (chef du Mouvement populaire de la laïcité et membre du Taghut Assemblée constituante) en Tunisie. Après avoir salué l’Muhajir, nous avons eu la discussion qui suit. » Introduisait l’auteur de cet entretien exclusif.

Dans ce même numéro, on pourra voir les photos des cadavres des terroristes ayant attaqué le musée du Bardo. Les visages des victimes ne sont pas cachés. Au contraire, c’est une fierté que de les afficher. Images violentes, corps sans vie, sang et batailles sont monnaie courante dans Dabiq. Et c’est aussi à visages découverts, que les assassins et autres terroristes défendent le drapeau de l’Etat Islamique. Dar Al Islam, la version française de Dabeq En décembre 2014 sort la première version du magazine en français nommée « Dar Al Islam ». Le numéro 1 s’intitule : L’Etat Islamique étend son territoire.  Une nouvelle manière de s’adresser à une frange francophone de plus en plus grande à rejoindre le camp des djihadistes islamistes. Dans l’édito on peut lire : « C’est avec une grande joie et une immense allégresse que nous sommes les témoins d’une nouvelle ère pour la communauté de Mouhammad (paix et bénédictions sur lui). Le sang des martyrs, les larmes des pieux et l’encre des sages n’ont pas coulé en vain, le Califat a été restauré par un petit groupe de croyants et la bannière a été maintenue bien haute malgré les épreuves, les tempêtes, les trahisons. C’est pour cela que ce magazine se nomme Dâr al-Islâm, pour ce rappeler cet immense bienfait qu’est celui de vivre sous la loi d’Allâh, au milieu des croyants. Et pour rappeler à ceux qui n’ont pas accompli l’obligation d’émigrer de la terre de mécréance et de guerre vers celle de l’Islâm qu’ils sont en immense danger dans ce monde et dans l’autre. » 4 numéros de cette version française sont déjà parus et dont le dernier s’intitule « « Le combat contre les apostats ». Les formats PDF ne sont pas toujours accessibles car souvent supprimés des sites qui les hébergent. Une guerre virtuelle est déclarée. Mais le public ciblé est souvent atteint. Un travail de haute qualité Au-delà de son contenu, explicitement violent et propagandiste, la charte graphique est techniquement très bien faite. Les images sont toutes en haute définition et les mises en scène des visuels bien étudiées. En somme, du vrai travail de pro et une équipe technique performante qui donne à se poser des questions sur l’identité de ces personnes.

Aujourd’hui, si la lutte contre le cyberdjihad, principal outil de recrutement pour l’Etat islamique, est devenue une des priorités du combat anti-terroriste, notamment en Europe, l’interdiction des contenus n’est pas encore tout à fait appliquée. Qu’attendons-nous pour le faire?]]>