24 films qui ont marqué le cinéma LGBT

0
137

Les films à thématique LGBT sont très nombreux et révèlent les conditions et l’époque dans lesquelles vit chaque communauté. D’une décennie à l’autre, les préoccupations changent, la manière de les traiter aussi. Si certains longs métrages ont pu aider de nombreux gays, lesbiennes, bi ou trans à se sentir moins seuls, d’autres ont pu faire avancer les choses, même à petits pas. De Mulholland Drive à Weekend en passant par Call me by your name ou Carol, la liste des films indispensables, dramatiques et comiques, est très longue. En voici quelques-uns.

Mulholland Drive (2001)

Le film de David Lynch est un chef-d’oeuvre. En faisant partie des films les plus « accessibles » du cinéaste américain, Mulholland Drive détient, jusqu’à aujourd’hui, l’une des plus belles storylines du cinéma lesbien. Ici, la relation entre les deux personnages principaux, Diane et Camilla, est traitée sans clichés, en toute fluidité. Il n’y a pas de coming out ni militantisme : juste des femmes qui s’aiment.

A single man (2009)

Le premier film de Tom Ford (oui oui, le styliste) n’a pas déçu. Image léchée, ambiance mystérieuse, disparition d’un compagnon, dépression : malgré certains éléments à la limite du cliché, le film réussit à captiver le spectateur.

Call me by your name (2018)

Adapté d’un roman éponyme, Call me by your name parle de deux adolescents qui se tournent autour durant les vacances d’été. Une histoire forte sur la séduction et la rupture, le tout enrobé d’une grande poésie – et d’une bande-son déjà culte. La scène entre le personnage incarné par Timothet Chalamet et son père est le rêve de tout enfant.

Carol (2015)

Adapté du roman The price of salt de Patricia Highsmith, le film de Todd Haynes parle avec brio de l’homophobie des années 1950 aux États-Unis. L’interprétation de Rooney Mara, tout comme celle de Cate Blanchett, est fantastique.

Priscilla, folle du désert (1994)

Multirediffusé depuis sa sortie, le film de Stephan Elliott reste une référence. En Australie, deux travestis et un transsexuel se rendent à Alice Springs pour jouer leur numéro. Évidemment, tout ne se passe pas comme prévu… Un road trip, un message sur la tolérance et des costumes fantastiques.

Weekend (2011)

Probablement l’un des films les plus touchants de ces dernières années. À Nottingham, Russell et Glen se rencontrent dans un club. Les deux hommes passent ensuite un week-end entier chez Russell. Uniquement ensemble dans l’appartement ou en promenade, Russell et Glen se connaissant davantage et s’apprécient de plus en plus jusqu’à l’inévitable : la fin du week-end et le départ définitif de l’un d’entre eux. Le film a été réalisé par Andrew Haigh, auteur de la série gay Looking qui avait reçu d’excellentes critiques il y a quelques années.

Brokeback Mountain (2005)

Énorme succès au box-office, le film d’Ang Lee qui a définitivement propulsé les deux acteurs Heath Ledger et Jake Gyllenhaal en tant qu’icônes est une adaptation du roman d’Annie Proulx. Dans le Wyoming des années 1960, être cowboy et gay est incompatible. Entre l’histoire d’un amour impossible, une superbe bande son et une interprétation fantastique de la part de l’ensemble du casting, Brokeback Mountain reste une référence (bien triste).

La mauvaise éducation (2004)

À Madrid, à la fin des années 1970, un jeune cinéaste (Fele Martínez) cherche un sujet à réaliser. Un jour, Ignacio (Gael García Bernal) entre dans son bureau et prétend être l’un de ses anciens camarades de classe et son premier amour. Celui-ci arrive même avec un scénario : une histoire de vengeance basée. Le film de Pedro Almodovar, conçu comme une oeuvre dans une oeuvre, peut être difficilement décrit mais il transmet toutefois avec brio les peurs de l’enfance.

L’inconnu du lac (2013)

Excellemment interprété par Pierre Deladonchamps et Christophe Paou, le film d’Alain Guiraudie se passe tout simplement autour d’un lac à priori paisible. Entre désir, nudité, bronzage, calme et meurtre, L’inconnu du Lac a décroché la Queer Palm à Cannes en 2013 ainsi que le César du meilleur espoir masculin en 2014. Son affiche, elle, n’a pas vraiment convaincu certaines endroits comme Versailles et Saint-Cloud qui l’ont tout simplement censurée.

Victor Victoria (1982)

Julie Andrews n’a pas été uniquement Mary Poppins ou la reine Renaldi dans Princesse Malgré elle. La grande actrice britannique a également joué en 1982 dans le remake de Viktor und Viktoria sorti en 1933. Après avoir touché le fond, Victoria Grant rencontre un homosexuel, Carroll Todd, qui décide de la faire travestir chaque soir en homme pour les besoins d’un spectacle musical. En interprétant à la fois deux genres différents, Julie Andrews casse la baraque !

L’homme que j’aime (1997)

Dans les années 1990, on mourrait bien plus qu’aujourd’hui du SIDA. Dans ce téléfilm diffusé en 1997, Lucas et Martin se rencontrent à la piscine où tous deux travaillent. L’homme que j’aime aborde alors la difficulté d’aimer une personne séropositive et la perte d’un être cher. Une histoire vécue par beaucoup trop de personnes depuis les années 1980.

Rocketman (2019)

Fraîchement sorti, ce biopic retrace une partie de la carrière musicale du jeune Reginald Dwight qui deviendra une star planétaire. L’interprétation de Taron Egerton d’un génie en quête d’amour est fantastique. Une partie de l’anatomie de Richard Madden aussi.

God’s own country (2017)

Peut-on trouver l’amour à la campagne, surtout quand est gay ? Un thème rarement abordé au cinéma et qui souligne pourtant la grande solitude des agriculteurs.

To Wong Foo Thanks For Everything, Julie Newmar (1995)

Trois drag queens (Patrick Swayze, Wesley Snipes et John Leguizamo) de New York se retrouvent coincées dans une petite ville des États-Unis. Film à l’accueil mitigé, il reste incontournable rien que pour son interprétation poignante et sa scène d’ouverture.

Tomboy (2011)

Très bien accueilli par les spectateurs et la critique, Tomboy raconte l’histoire d’un garçon manqué, Laure, qui se fait vraiment passer pour un garçon pour se faire accepter au sein d’un groupe.

Bobby, seul contre tous (2009)

Bobby fait son coming-out auprès de sa famille. Si les hommes l’acceptent, ce n’est pas le cas de sa mère, pratiquante au sein de l’Église presbytérienne, qui tient à le « guérir ». La foi de cette maman est alors remise en question après un événement tragique.

Elisa et Marcela (2019)

Inspiré d’une histoire vraie, ce film diffusé sur Netflix parle d’une Galicienne qui se fait passer pour un homme dans le but d’épouser un homme.

Moonlight (2017)

Bande son sublime, image magnifique, jeux poignants : Moonlight n’a pas arraché ses 12 récompenses ! Adapté du roman In Moonlight Black Boys Look Blue de Tarell Alvin McCraney, il dresse le portrait d’un Afro-américain, Chiron, à différents stades de sa vie.

Il compleanno (2010)

Le cinéma italien est tantôt comique tantôt tragique. Dans Il compleanno, c’est plutôt le second cas.

120 battements par minute (2017)

Lauréat du Grand Prix du festival de Cannes en 2017, le film de Robin Campillo revient dans les années 1990 lorsque le SIDA faisait une hécatombe. Ancien militant d’Act Up-Paris, le réalisateur maîtrise donc parfaitement son sujet et traduit avec émotion l’action de l’association pour la généralisation des traitements.

La rumeur (1961)

Sorti aux États-Unis en 1961, ce film met en scène Audrey Hepburn et Shirley MacLaine qui interprètent le rôle de deux amies d’enfance à la tête d’une école privée pour filles. Après une dispute, une élève lance une rumeur sur la sexualité des deux femmes.

Desert Hearts (1985)

Inspiré du roman de la Canadienne Jane Vance Rule (Desert of the Heart, 1964), le film de Donna Deitch raconte l’histoire d’une professeure d’université, dans le Nevada, qui fait la rencontre une jeune femme libre.

Freeheld (2015)

L’inspectrice Laurel (Julianne Moore) tombe amoureuse de Stacie (Ellen Page). Après avoir fondé un foyer, Laurel découvre qu’elle a un cancer en phase terminale.

Spartacus (1960)

Film de Stanley Kubrick et adaptation du roman éponyme de Howard Fast, Spartacus sort en 1960. Le légendaire Kirk Douglas y incarne le rôle du gladiateur thrace et apparaît dans une scène devenue culte. Après avoir été coupée du montage lors d’une seconde sortie au cinéma en 1967, elle est réintroduite en 1991 – et redoublée par Anthony Hopkins à cause du décès de Laurence Olivier – pour la restauration du film. Dans une scène du bain, Crassus essaie de séduire Antoninus, son esclave, en lui demandant s’il mange les escargots ou les huîtres. Une manière de lui faire comprendre que l’orientation sexuelle est une question de goût, pas de moralité.