Beaucoup de monde était présent à l’événement Black Dress organisé le 8 décembre dernier au concept store Mooja à Mutuelleville. Designers, médias, artistes, acteurs, blogueuses, etc. ont répondu présents à l’invitation de Camélia Gharbi, la jeune femme qui se cache derrière cet événement mode unique en son genre. En effet, la jolie rousse a réussi le pari de réunir les 6 créateurs tunisiens Ahmed Talfit, Braim Klei, Fares Cheraït, Mehdi Kallel, Salah Barka et Mademoiselle Hecy autour d’un thème : revisiter à leur sauce la robe noire, cette pièce intemporelle et indispensable à la garde-robe de toutes les femmes. Mais pas que, car Camélia a aussi pu réunir les magazines tunisiens Amag, Femmes de Tunisie, FFDesigner, Ideo et L’instant M afin d’immortaliser les créations des designers lors d’un shooting où chacun a imaginé une ambiance différente pour mettre en valeur cette pièce classique et intemporelle.

Une journée shooting dans une ambiance bon enfant

Deux jours avant l’événement, tous les magazines ont investi Mooja pour une journée de shooting qui s’est déroulée dans une ambiance bon enfant. Ainsi, les mannequins de l’agence Metropolitan Model Contest Tunisia, qui ont porté les pièces uniques imaginées par les créateurs et qui ont été maquillés par Feryel Studio, ont pris la pose devant les objectifs des 5 photographes présents tout en s’imprégnant à chaque fois de l’ambiance imaginée par les magazines. Une journée marathon certes mais empreinte d’ondes positives.

Couverture Femmes de Tunisie / Photo : Mariem Hbaieb assistée par Emna Lakhoua Bach Hamba, Neila Yaakoubi et Zoe Zouaoui / Modèle : Rania Trabelsi / Robe : Mademoiselle Hecy

Femmes de Tunisie à la rencontre des créateurs

C’est un challenge qui a été lancé à Ahmed Talfit, Mehdi Kallel, Braim Klei, Salah Barka, Fares Cheraït et Mademoiselle Hecy. En effet, tous ont accepté de revisiter la robe noire en deux ou trois versions en un temps record. Force est de constater que le défi a été relevé avec brio puisque toutes les robes ont été livrées à temps. Chacun est resté fidèle à son style puisqu’on retrouve les découpes simples du duo Hend Gasmi et Cyrine Faillon, les empiècements en cuir de Fares Cheraït, la fantaisie de Salah Barka, la broderie soignée de Mehdi Kallel, l’androgynie de Braim Klei et les coupes structurées d’Ahmed Talfit. Nous les avons d’ailleurs rencontrés pour nous parler de cette expérience.

Salah Barka : Çà a été un challenge pour moi de revisiter la robe noire car c’est une couleur qui ne fait pas partie de mon univers. En général, mes collections sont très colorées. Mais j’ai été surpris d’avoir réussi à réaliser 3 robes simples avec des détails. Ça a été très difficile de revisiter la robe noire, j’ai voulu créer une robe singulière, originale qui pourrait surprendre les gens tout en restant simple.

Fares Cheraït : Pour moi, la robe noire c’est l’élégance. Ça a d’ailleurs été facile pour moi de la revisiter vu que j’en fais souvent dans mes collections. Pour cet événement, j’en ai créé deux : la première, longue, a un style un peu anatomique, en crêpe avec des empiècements en cuir. Quant à la seconde, j’ai décidé de la faire courte tout en languettes en cuir.

Mehdi Kallel : La robe noire est à la fois facile et difficile à réaliser. Ca a été un exercice pour moi de la revisiter car je fais essentiellement de la Haute Couture alors que pour Black Dress, il fallait réaliser des robes de prêt-à-porter. J’ai essayé de rester fidèle à mon style avec des mélanges de textures, de reliefs et de matières tout en apportant beaucoup de détails dans les volumes pour refléter la lumière et donner vie à la robe. Pour ma première création, j’ai imaginé une robe transparente brodée enveloppée dans une autre. Quant à la deuxième, elle est plus classique, fuseau, avec un jeu de drapé en haut, une manche en mousseline et l’autre en ¾.

Mademoiselle Hecy : La robe noire, c’est une base, un intemporel. Elle a été faite et refaite depuis des années. Elle représente un état d’esprit. Pour cet événement, nous en avons créé trois : la première, c’est la « casual » que l’on peut porter en journée et en fin d’après-midi, la deuxième est « casual chic » qui n’est pas trop apprêtée mais que l’on peut accessoiriser et la « evening » qui fait soir.

Braim Klei : La robe noire c’est la pièce que toutes les femmes doivent avoir. J’en fais d’ailleurs souvent. Pour Black Dress, j’en ai réalisé deux : la première avec du tulle au style japonisant avec une taille marquée et la seconde avec un tissu high tech.

Ahmed Talfit : La robe noire, c’est un must have, sauf que j’ai voulu rompre avec cette image classique qui lui colle en apportant une petite touche originale. Quant au noir, c’est un peu mon univers donc ça n’a pas été un exercice difficile de revisiter cette pièce. Pour ce projet, j’ai réalisé deux robes : la première, courte avec des manches au style structuré et futuriste avec des franges au niveau des épaules, du cou et sur les côtés au niveau de la jupe et une ceinture et des épaules en cuir. Quant à la seconde, c’est un peu mon style combiné à la ligne Alaia, une manière pour moi de rendre hommage à ce grand créateur.

Toutes les robes sont des pièces uniques réalisées par les créateurs. Elles sont en vente depuis le 9 décembre au concept store Mooja, 1 bis rue Salem Bouhajeb Mutuelleville. Vous découvrirez l’intégralité de notre shooting spécial Black Dress dans notre prochain numéro. Stay tuned 😉