En Arkansas, les femmes ne pourront plus avorter sans la permission du géniteur

0
173

En Arkansas, la loi obligeant les femmes à demander l’accord du géniteur pour avorter entrera en vigueur fin juillet. Votée en mars dernier, cette loi s’inscrit dans le cadre du « L’Arkansas Final Disposition Rights » qui stipule qu’en cas de décès, les membres de la famille doivent se mettre d’accord sur le sort du corps, incluant désormais les fœtus avortés.

En clair, une femme ne pourra plus avorter sans la permission de son partenaire sexuel et ce, même s’il s’agit de son violeur.  En effet, l’agresseur aura le droit légal de s’opposer à l’avortement. Dans le cas des mineures, la décision reviendra aux parents.

Pour les associations féministes et pro-choix, cette loi constitue une atteinte à la vie privée des femmes et une violation de leur anatomie. Ils dénoncent une stratégie dissimulée pour rendre l’IVG encore plus compliquée jusqu’à la rendre impossible en Arkansas.

Depuis l’élection de Dolnad Trump, les droits des femmes sont de plus en plus dans le collimateur du nouveau gouvernement et surtout lorsqu’il est question d’IVG. En effet, le président des Etats-Unis a signé, le 23 janvier dernier, un décret interdisant le financement des Organisations Non Gouvernementales (ONG) internationales qui œuvrent pour la facilité d’accès à l’IVG dans les pays en développement.