Elle revient de loin… de très très loin. Après avoir traversé une longue zone de turbulences faite d’abus de drogues et d’alcool, de procès, de séjours en centre psychiatrique ainsi que de tweets d’insultes, Amanda Bynes renaît de ses cendres. La jeune femme de 32 ans, star de la série Ce que j’aime chez toi, tient aujourd’hui à nous dire qu’elle se porte beaucoup mieux. Elle a donc décidé de s’exprimer à travers le magazine Paper pour « casser internet ».

Dépression, drogues et alcool

Avant de sombrer dans la drogue, Amanda Bynes est passée par une longue période dépressive dont l’origine n’est autre que son film She’s the man (2006). « Quand le film est sorti et que je l’ai vu, je suis entré dans une phase de dépression profonde pendant 4-6 mois car je n’avais pas aimé mon apparence de garçon. Je n’en avais jamais parlé à qui que ce soit », a-t-elle confié au magazine.

« J’ai commencé à fumer de la marijuana à l’âge de 16 ans. Même si tout le monde me prenait pour la ‘gentille fille’, j’ai fumé de la marijuana à partir de ce moment-là. […] Je n’en étais pas addict et je n’en abusais pas. Et je ne sortais pas, ne faisais pas la fête et ne me ridiculisais pas… encore », a-t-elle expliqué. Malheureusement, son expérience avec les alcools et les drogues a évolué. « Plus tard, cela a viré vers la Molly et l’Extasie […] [J’ai essayé] la Cocaïne à trois reprises mais je n’y ai jamais trouvé du plaisir. Je n’ai jamais aimé cela », a ajouté l’actrice. Pour elle, c’était « incontestablement l’Adderall ».

Pendant la période de tournage du film Hairspray (2007), Amanda est tombée, dans un magazine, sur un article intitulé La nouvelle pilule de la maigreur extrême. « On y parlait des femmes qui prenaient [de l’Adderall] pour rester minces. Je m’étais dit qu’il fallait que je m’en procure », a-t-elle confié. Et pour en avoir, elle a dû simuler auprès d’un psychiatre les symptômes de trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention. Après en avoir obtenu, Amanda en a consommé pendant très longtemps. « [En 2010], à l’époque de Bon à tirer, je me rappelle avoir vu le trailer et avoir pris des tablettes d’Adderall car j’avais l’impression qu’elles me rendaient plus high […] Je me rappelle en avoir pris une poignée et devenir littéralement étourdie et incapable de me concentrer sur mon texte ou de le mémoriser », a ajouté Bynes. « Je me souviens avoir vu mon image à l’écran et avoir été littéralement dans tous mes états et pensé que mon bras était tellement gros au premier plan », a-t-elle déclaré. Elle a donc décidé de se retirer du projet.

Peu à peu, Amanda Bynes a perçu les choses différemment et s’est isolée en se retirant du monde du cinéma et des réseaux sociaux. « J’étais vraiment concentrée dans ma consommation de drogues et le monde est devenu vraiment sombre et triste pour moi […] [J’étais] tout simplement coincée à la maison, high, en train de regarder la télévision et de tweeter », a-t-elle précisé. On se souvient d’ailleurs de ses tweets agressifs ou vulgaires envoyés à cette époque et destinés notamment à Drake. Le public a alors compris que quelque chose n’allait pas. « J’ai vraiment honte et je suis vraiment embarrassée pour les choses que j’ai dites. Je ne peux pas revenir en arrière mais si je pouvais, je le ferais. Et je suis tellement désolée envers toute personne que j’ai blessée […] Ça me rend tellement mal, malade et triste […] Tout ce que j’ai bâti pendant ma vie, je l’ai en quelque sorte ruiné à travers Twitter […] Ce n’est pas de la faute de Twitter, c’est de la mienne », a confié l’actrice.

Aujourd’hui, un modèle

Après une longue période où son image a été énormément égratignée, notamment durant sa phase blonde devant le juge, Amanda Bynes est aujourd’hui de retour et sobre depuis 4 ans. « Cette période d’expérimentation est loin derrière moi. Je ne suis pas triste et ça ne me manque pas car j’ai vraiment honte de la manière avec laquelle ces substances m’ont fait agir », a déclaré l’artiste. Aujourd’hui, Amanda a trouvé une nouvelle voie, celle de la mode. Un domaine qui lui réussit plutôt bien car elle sert de modèle aux étudiants. « Elle est intelligente, elle participe en classe, c’est une étudiante géniale […] », a confié Kathi Gilbert, assistante du doyen de l’établissement où l’ex-actrice prend des cours depuis quelques années. Le cinéma reste néanmoins envisageable pour la jeune femme qui aimerait y retourner « de la même manière qu’elle y était entrée, avec excitation et espoir de connaître le meilleur ».