Coup de coeur ciné: Casse-tête chinois

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Si vous avez aimé «L’auberge espagnole» et «Les poupées russes», vous aimerez «Casse-tête chinois», film de Cédric Klapisch avec l’incontournable Romain Duris et toute la bande à «Xavier»: Audrey Tautou, Cécile de France et Kelly Reily.

[fve]http://youtu.be/z-8ivT49RHE[/fve]

Le synopsis de «Casse-tête chinois» donne le ton: «Xavier a maintenant 40 ans. On le retrouve avec Wendy, Isabelle et Martine quinze ans après L’auberge espagnole et dix ans après Les poupées russes. La vie de Xavier ne s’est pas forcement rangée et tout semble même devenir de plus en plus compliqué. Désormais père de deux enfants, son virus du voyage l’entraîne cette fois à New York, au beau milieu de Chinatown. Dans un joyeux bordel, Xavier y cherche sa place en tant que fils, en tant que père… en tant qu’homme en fait! Séparation. Famille recomposée. Homoparentalité. Immigration. Travail clandestin. Mondialisation. La vie de Xavier tient résolument du casse-tête chinois! Cette vie à l’instar de New York et de l’époque actuelle, à défaut d’être cohérente et calme, vient en tout cas nourrir sa plume d’écrivain.»

Autant dire que l’on retrouve… ou pas, tous les ingrédients qui ont fait le succès de Cédric Klapisch. Ce qu’il y a de plus intéressant dans cette trilogie, c’est de voir grandir des personnages, un peu comme on se regarde grandir, avec des souvenirs, des amis qui évoluent, des soucis qui diffèrent, etc. A 25 ans, c’est les amourettes, le sexe, les sorties, les premiers boulots. A 30 ans, ce sont les mariages, les engagements, les enfants. Et puis à presque 40 ans, c’est souvent la remise en question, des problèmes d’actualité en plus: immigration, homoparentalité, mariage blanc, famille recomposée, etc. Autant de problèmes que Cédric Klapisch tente de filmer dans cet épisode, qu’on devine le dernier d’un long chemin parcouru par Xavier et ses amis.

Le bémol du film est évidemment ce côté répétitif. Nous aurions aimé voir des personnages secondaires traités différemment et plus impliqués dans l’histoire. Un peu paresseux, le Klapisch? Peut-être. Les scènes vaudevillesques sont à l’honneur, l’imaginaire aussi avec des rencontres improbables entre Xavier et Schopenhauer ou Hegel. Cela se laisse regarder, nous fait rire, parfois réfléchir quant à notre avenir (ou notre présent ou passé, tout dépend de l’âge). Une bonne recette qui a fait ses preuves: de l’humour, de l’intimisme, de la romance, de la satire.

A regarder si vous avez déjà visionné au moins L’auberge espagnole.

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