Clôture de la deuxième édition de Carthage Dance avec le spectacle « Le lac des cygnes »

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Ce soir, jeudi 20 juin à 20h se clôturera la deuxième édition des journées chorégraphiques de Carthage, avec «  Le lac des cygnes » du Ballet de l’Opéra national du Rhin sous la direction artistique de Bruno Bouché et une chorégraphie de Radhouane El Meddeb.

Après l’Institut Supérieur d’Art Dramatique de Tunis et une carrière franco-tunisienne dans le théâtre et le cinéma, Radhouane El Meddeb présente Pour en finir avec MOI (2005) aux Rencontres chorégraphiques de Carthage, à Tunis. En 2011, il crée la performance Tunis, le 14 janvier 2011 au Beirut Art Center (Liban). De 2011 à 2016, il est artiste associé au CENTQUATRE-PARIS et créé Nos Limites (2013), Au temps où les Arabes dansaient… (2014), Nous serons tous des étrangers (2015) pour la Biennale de danse de Venise. Heroes, prélude (2015) au Panthéon à Paris et Heroes (2016) au Festival de Marseille Danse et Arts Multiples. En 2017, Face à la mer, pour que les larmes deviennent des éclats de rire est créée au Festival d’Avignon. En 2019, le chorégraphe crée son Lac des Cygnes avec le Ballet de l’Opéra National du Rhin, à l’Opéra de Strasbourg, et présente, aux Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, le trio AMOUR-S, Lorsque l’amour vous fait signe, suivez-le…, inspiré par la poésie de Gibran Khalil Gibran.

Pour « le lac des cygnes ». Radhouane El Meddeb propose une nouvelle création, il se revoit jeune garçon, celui qui se plongeait dans la musique du Lac des cygnes, qui entendait sa résonance puissante, le monument, la force extraordinaire qui s’imprimaient en lui et accompagnaient des images de danseuses en blanc, bras longs et ondulations irréelles. Lorsque ses souvenirs rencontrent les danseurs et les danseuses du Ballet de l’Opéra national du Rhin, s’y traduit l’engagement physique et moral sans limite. La danse qui en résulte embrasse les temps, elle témoigne d’un certain échec, elle parle de tout ce qu’il nous est impossible de comprendre et de dire, de nos secrets et de nos tourments, de nos contradictions et de nos failles. Elle se niche au cœur de nos questionnements sur la vie, l’amour et la mort. «Après avoir eu sa musique et ses rythmes en tête longtemps, je fais du Lac un réservoir d’espoir, un lieu de renouvellement contre la perte et l’oubli.» – Radhouane El Meddeb.

Rappelons que durant la journée de clôture les représentations se poursuivront avec à 10h « Focus Palestine » une carte blanche à Khaled Elalyane, à 16h à El Hamra «  des maux de nous » de Cie Irène Tassembédo du burkina Faso, à 18h au 4ème art «  et si demain » du collectif Nafass de Nidhal Abdou de Palestine.