Chroniques d'une Tunisienne sans frontières: Atef à Boston

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Notre chroniqueuse A.B vadrouilleuse et globe-trotteuse nous livre ses petites impressions et descriptions des différentes villes qu’elle visite. Après Stockholm, ses vacances en Tunisie où elle nous parle de son village natal: Sidi Bou Said, la ville des lumières: Paris,  A.B part conquérir le continent Américain, après New York, la voici à Boston. Comme à l’accoutumée, le magazine FDT a flané un peu partout dans les rues américaines. 

Mon escapade à Boston ou comment j’ai été conquise

Ville universitaire de premier ordre, moderne et historique, Boston, dite la Nouvelle Angleterre a plus d’une corde à son arc. Selon les Bostoniens, il est impensable de vivre ailleurs, Boston étant d’après eux le centre du monde. Même si cela n’est pas vrai, Boston est une petite ville agréable à parcourir à pied, ou s’entremêle judicieusement histoire et modernité. Après New York, c’est ici que je vous emmène, dans ce lieu de découvertes insolites, et qui, par leur histoire ou le spectacle qu’elles offrent, méritent que l’on s’y arrête. Puisse mon parcours, un jour, vous inspirer, tel est mon unique souhait.   Jour 1 : Je quitte New York dans l’après midi. Après quatre heures de route dans un bus très confortable avec mon indispensable, le wifi, je commence à apercevoir Boston au loin. Je ferme les yeux un instant comme par peur. Est ce bien réel ? J’ai peur de les rouvrir. Suis-je vraiment entrain de vivre cette aventure ? Ce qui était hier, une idée audacieuse est maintenant une réalité. En misant sur l’indépendance, la culture et l’expérience et en renonçant aux plaisirs de la délectation morose, j’ai choisi la vie pour passion et atteint une sérénité qui me permet d’embrasser ses multiples facettes. La vision du monde n’est pas la même pour tous. Toutefois, je vous invite à essayer la mienne, et à voyager. Le Bonheur est à portée de main.  « Travel is the only thing you buy that makes you richer. » Jour 2 : Les Bostoniens sont fiers de vivre dans une cité qui doit tant au passé et pour cause Boston regorge de grands sites historiques, reliés les uns aux autres par un circuit marqué par une ligne rouge au sol sur plus de 4km. Ce circuit, communément appelé Freedom Trail s’étend de Boston Common, ancien lieu de pendaison puis de campement britannique, à Bunker Hill qui commémore la première grande bataille perdue de la Révolution Américaine.

Ce que j’ai le plus aimé ? Sans une once d’hésitation : Faneuil Hall et l’Old State House, dignes témoins de la révolution américaine. L’un est marqué par les premiers discours qui semèrent les graines de la liberté et l’esprit d’indépendance face à la couronne britannique et l’autre, abrite aujourd’hui le musée de la Révolution Américaine de Boston. En outre, c’est du haut du balcon de l’Old State House que fut lue pour la première fois la déclaration d’indépendance en 1776, déclaration qui continue à être lue tous les ans symboliquement du haut de ce même balcon. Derrière Faneuil Hall se trouve Quincy Market, cœur animé et touristique de la cité abritant un grand marché, Faneuil Hall Market Place. A l’intérieur de celui ci, se trouve de grande spécialité de la région, y compris l’époustouflant sandiwh à l’homard, j’ai nommé, mon amant le temps d’un diner, l’obster roll. Pour la petite histoire, au 17ème siècle, les pêcheurs de la Nouvelle-Angleterre  assimilaient le homard aux différents déchets remontés dans les filets et les colons les auraient utilisés pour fertiliser leurs champs. De ce plat de pauvre, les domestiques auraient même refusé d’en manger plus de deux fois par semaine. Ces temps la sont toutefois bien révolus puisque aujourd’hui en regardant les prix,  je me dis qu’aucun crustacé, si délectable soit il, ne devrait valoir autant.

Jour 3: Ma sœur, mon fidèle co-pilote et bras droit durant presque tous mes voyages, est une grande adepte du lever tôt, ce qui n’est pas toujours mon cas. Toutefois, aujourd’hui, c’est avec un grand sourire que j’ai quitté mon lit pour rejoindre le monde des Preppy. Fondé en 1636, Harvard est la plus ancienne institution d’éducation supérieure du pays et d’après ses diplômés, la meilleure. Au fil de l’Histoire, sont sortis des rangs de cette illustre institution, bon nombre de présidents américains, prix Nobel et Pullitzer et un nombre toujours croissant de personnalités influentes dans tous les domaines. Sachez toutefois, qu’Harvard n’a pas que son irréprochable curriculum vitae à son actif, elle est également, de loin, l’université, la plus attrayante qu’il m’est été donné de voir, tant par sa beauté que par l’ambiance qui y réside. Des étudiants avides de connaissances, débordants d’énergie, des professeurs, chercheurs et autres intellectuels, mais aussi des sportifs, au corps athlétiques. Je pense très sincèrement qu’Harvard a le pouvoir de laisser une empreinte indélébile dans l’esprit de tous ses visiteurs, avec en prime l’incommensurable désir de toujours mieux faire, de parfaire leur éducation. Non loin de la, s’ajoute, le MIT (Massachusetts Institute of Technology) réputé dans le domaine de la science et de la Technologie, ainsi qu’une 50taine d’autres universités. Parmi elles, Boston University, Boston College, et Nu (Northeastern University) qui confèrent à la ville un caractère jeune et dynamique.

  Jour 4: Une lumière matinale filtrait à travers les stores de notre chambre annonçant une nouvelle journée pour ma sœur et moi. Il existe à Boston des quartiers que l’on devait voir absolument où une gaité semblait courir les rues et éclairer les visages. Pour commencer, Beacon Hill, dont les maisons de ville très anglaises en brique rouge et au toit noir avec leurs rues pavées, caractérisent le Boston « Victorien » du 19ème siècle et donne un charme fabuleux à la ville. Ensuite, Newbury Street dite la rue la plus chic de Boston, concentrant tout le luxe et les grandes marques, mais aussi des galeries, de nombreux cafés et restaurants.

Pour finir, South End. Depuis 1880 se sont succédé là toutes les vagues d’immigration, y compris la communauté gay dès 1940, qui font de ce quartier le lieu plus cosmopolite de la ville. Autour de Tremont Street, les restaurents et bistrots reflètent cette diversité et en font l’endroit rêvé pour un brunch ou un dîner tardif. Jour 5 : Les Bostoniens doivent leur vaste réseau d’espaces verts au plus grand architecte paysagiste des Etats Unis, Frederick Law Olmsted, auteur également de Central Park à New York. Par une chaude journée d’été, une fraîche matinée d’automne ou un bel après midi d’hiver, quoi de plus agréable que de flâner au parc dans Boston Common et le Public Gardan, contigu. Cette oasis de verdure du centre ville est fréquentée par tous les Bostoniens de John Adams à John Kennedy. C’est un lieu idéal pour pique niquer, bronzer ou simplement rêvasser. De l’autre côté de Charles Street, le Public Garden, a été crée en 1837 pour devenir le premier jardin botanique des Etats Unis et comprend une centaine de variétés d’arbres dont de magnifiques spécimens qui font le tour du lac des canards. Devant moi, se tenait une jeune Femme, le regard tourmenté. Elle semblait chercher quelque chose. Un Amour triomphant des obstacles, une vie plus sereine, débarrassée de ces meurtrissures qui jalonnent l’existence. J’éprouvais pour elle la plus grande affection. Il était temps pour moi à présent de la quitter, tout comme vous mes lecteurs. A tout le temps par la pensée et à bientôt j’espère, par article interposé

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