Chronique d'André Manoukian sur l'âge d'or en Islam "Ils ne savent pas que…"

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Petit papier inspiré de la chronique d’André Manoukian où il est question de rendre hommage à la culture arabo-musulmane bafouée par les terroristes de Daech qui tuent au nom de Dieu et au nom de l’Islam.   [fve]https://youtu.be/-xidNAemyMc[/fve] André Manoukian est revenu ce matin sur l’âge d’or de l’Islam, sur ces instruments de musique orientale qui inspirèrent ceux de la musique occidentale, sur la libre parole sur la sexualité en Islam il y a quelques décennies et sur les grands qui ont fait l’âge d’or scientifique de l’Islam. Car Averroès, Ibn Khaldoun ou encore Avicenne ont bel et bien existé, faisant de l’âge d’or scientifique de l’islam, un pan de l’Histoire de l’humanité qu’il est impossible de négliger. Algèbre, astronomie, physique et médecine, autant de disciplines qui se sont approfondie à l’heure des siècles de lumières d’Orient. Il y a Avicenne, le philosophe Ibn Sina, s’est intéressé à de nombreuses sciences, notamment l’astronomie, l’alchimie, la chimie et la psychologie. Philosophe, écrivain, médecin et scientifique persan, Avicenne né en 980, est considéré comme le troisième Maître (après Aristote et Al-Farabi). Quoiqu’il fut traité de non croyant par de nombreux théologiens musulmans de son époque, comme Al-Ghazali, Ibn Taymiyya, Ibn Al-Qayim et Al-Dhahabi, Avicenne aura laissé derrière lui une œuvre médicale intitulé Le Kitab Al Qanûn fi Al-Tibb (« livre des lois médicales »), composé de 5 livres. De la médecine, on retiendra par exemple qu’il fut le premier à distinguer la pleurésie, la médiastinite et l’abcès sous-phrénique, ou qu’il donna la symptomatologie du diabète. Mais aussi qu’il fut le premier à découvrir que le sang part du cœur pour aller aux poumons, puis en revenir.

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Et puis il y a al-Khwârizmî, le mathématicien, le père persan de l’Algèbre, né dans les années 780. Historien et géographe en plus d’être mathématicien, il publie le premier manuel d’Algèbre, l’Abrégé du calcul par la restauration et la comparaison. Sans oublier l’alchimiste et le médecin Rhazès (Arrazi) ou encore l’astronome, poète et mathématicien Omar al-Khayyâm et plein d’autres. Et il y a Al Jaziri, le père de la robotique, ou encore Jabir Ibn Hayyan, le père de la chimie. Il a été le premier à utiliser la chimie de manière scientifique. Au cours du Moyen Âge, ses traités d’alchimie furent traduits en latin et devinrent les textes de référence des alchimistes européens. Il y en a beaucoup. Philosophes, historiens, artistes, poètes, mathématiciens, écrivains etc. ils ont inspiré et ont beaucoup influé. L’Orient, au cœur de toutes les polémiques, politiques, culturelles, identitaires etc. L’Orient est aussi au centre de toutes les oeuvres en lice cette année pour le Goncourt. Femmes de Tunisie vous propose de lire « Boussole » de Matthias Enard où il est justement question de cet Orient magnifié ou encore « Les prépondérants » du Tunisien Hédi Kaddour.  ]]>