Ces scènes d’amour non simulées au cinéma

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De nombreux films aux multiples scènes Super Hot  échappent de justesse à la censure moyennant une petite histoire de fond et une interdiction aux moins de 18 ans. A deux doigts d’être classés X ou pornographiques, ces films sont donc projetés dans les salles. Le plus surprenant est de savoir que pour bon nombre d’entre eux, ces scènes ne sont pas simulées mais bien réelles. Voici une petite liste non exhaustive de ces films qui ont osé le sexe non simulé. Attention, les bandes annonces ci-dessous présentent un contenu sexuellement explicite.  

1/ Love de Gaspar Noé (Juillet 2015)

Dans le film Love de Gaspar Noé, il n’y en a que pour le sexe dans tous ses états : simulé, réel, charnel, passionnel etc. C’est d’ailleurs ce qui a fait le succès du film, le contenu étant très négativement critiqué par les professionnels. Dans Love, vous pouvez voir de nombreuses scènes de sexe non simulées : fellations, pénétrations, masturbations et même éjaculation en 3D, le cinéaste ne cache rien dans son mélodrame sexuel. Pour autant, il est difficile, par moments, de démêler le vrai du faux. Mais ne vous attendez pas à y voir autre chose que du sexe. Pour beaucoup, ces scènes « pornographiques » ne subliment plus le récit mais l’handicapent.

La petite histoire de « fond » 

« Un 1er janvier au matin, le téléphone sonne. Murphy, 25 ans, se réveille entouré de sa jeune femme et de son enfant de deux ans. Il écoute son répondeur. Sur le message, la mère d’Electra lui demande, très inquiète, s’il n’a pas eu de nouvelle de sa fille disparue depuis longtemps. Elle craint qu’il lui soit arrivé un accident grave.

Au cours d’une longue journée pluvieuse, Murphy va se retrouver seul dans son appartement à se remémorer sa plus grande histoire d’amour, deux ans avec Electra. Une passion contenant toutes sortes de promesses, de jeux, d’excès et d’erreurs »

2/ Nymphomaniac 1 et 2 de Lars Von Trier (Janvier 2014)

Si ce n’est pas Charlotte Gainsbourg qui pratique ces scènes réelles de sexe, ce ne sont autres que des doublures qui le font. Tout comme dans Antichrist, des acteurs pornos ont sorti le grand jeu pour les gros plans. La méthode est simple : les acteurs font semblant, les doublures le font vraiment. Et l’équipe technique fusionne les visages aux corps. Au final, au-dessus de la ceinture, ce sera la star, et en-dessous, la doublure. Malgré tout, la rumeur dit que dans le film, Jean Marc Barr montre réellement son sexe lors de la scène de fellation.

La petite histoire de « fond »

« La folle et poétique histoire du parcours érotique d’une femme, de sa naissance jusqu’à l’âge de 50 ans, racontée par le personnage principal, Joe, qui s’est autodiagnostiquée nymphomane. »

3/ 9 songs de Michael Winterbottom (Mars 2005) 

L’un des films les plus connus pour ses scènes hot non simulées. 9 songs de Michael Winterbottom a même attrapé une interdiction aux moins de 18 ans en racontant l’histoire d’un couple qui s’envoie en l’air sur neuf chansons avant de se séparer. 9 chansons, 9 séquences chaudes comme la braise. Le couple Kieran O’Brien et Margo Stilley font l’amour réellement avec 0 simulation.

La petite histoire de « fond » 

« Lisa, une étudiante américaine, rencontre l’anglais Matt lors d’un concert. C’est le coup de foudre immédiat, le point de départ d’une histoire d’amour sensuelle et charnelle. Une histoire passionnée qui durera un an et se conclura pourtant par une rupture sans appel.

Les scènes de sexe filmées sans faux-semblants alternent avec les images inédites des concerts des Von Bondies, de Franz Ferdinand, de Black Rebel Motorcycle Club, des Dandy Warhols, d’Elbow, de Primal Scream et des Super Furry Animals ainsi que des musiques instrumentales néoclassiques signées Michael Nyman. »

4/ Baise-moi de Virginie Despentes et Coralie Trinh Thi (Aout 2001) 

Encore un film interdit aux moins de 18 ans, manière d’échapper à la classification X ou porno et qui interdirait sa projection dans les salles en France. Dans de nombreux autre pays, Baise-moi est classé X. Le film de Virgine Despentes met en scène deux filles libres à la gâchette facile. Quasiment toutes les scènes hot n’ont pas été simulées, qu’elles soient consenties ou forcées. La raison ? La plupart des séquences ont été tournées par des acteurs et actrices porno alors « en exercice ». Karen Bach, Raffaëla Anderson, mais aussi Sebastian Barrio, Titof, Ian Scott ou encore Nathalie Dune. Fellations, pénétrations et éjaculations sont ainsi filmées de manière crue et sans filtre.

La petite histoire de « fond » 

« Nadine et Manu sont deux filles dingues, appliquées au possible, voire perfectionnistes. Elles ont plusieurs points communs : le sexe extrême, la drogue, la bière et la gachette. Elles arrangent les problèmes à coups de flingue et gare à ceux qui se mettent sur leur passage ! »

5/ Chroniques sexuelles d’une famille d’aujourd’hui de Jean Marc Barr et Pascal Arnold (Mai 2012) 

Ce film de Jean Marc Barr et de Pascal Arnold traite du « vrai » sexe, ce qui implique que les nombreuses scènes du film, impliquant tous les personnages, n’ont pas été simulées. Une comédie toutefois légère où il est question de la sexualité des membres d’une famille moderne. Deux versions existent pour ce film : la sensuelle, plus soft pour la sortie en salle et une deuxième plus sexuelle et hard pour la sortie en DVD.

La petite histoire de « fond » 

« Le quotidien d’une famille d’aujourd’hui est ébranlé quand le fils cadet, Romain, est pris en flagrant délit lors d’un cours de biologie à l’école en train de se masturber et de se filmer avec son téléphone portable. Il risque l’exclusion ! Dès lors, le sexe qui était un sujet tabou au sein de la famille, devient un sujet d’intérêt, et nous basculons dans les vies intimes de chacun. Nous découvrons les vies sexuelles des parents, des trois enfants de 18 à 22 ans et du grand-père. »

7/ Shortbus de John Cameron Mitchell (Novembre 2006) 

Le plus trash de tous les films non classés X et où les scènes de sexe sont non simulées. Il y est question de libertinage, d’amour à plusieurs, d’orgies etc. Drôle et léger malgré tout, le film montre tout de ses héros, notamment les scènes de sexe en solo (auto-fellation), à deux, ou à plusieurs. Le script final a été écrit en collaboration avec les acteurs, pour que chacun sache (sans doute) dans quoi il mettait les pieds.

La petite histoire de « fond » 

« Shortbus suit plusieurs personnages new-yorkais dont les aventures tragi-comiques naviguent entre sexualité et sentiments. Tous fréquentent un club underground moderne, Shortbus, où s’expriment toutes les sexualités.

Sofia est sexologue et n’a jamais connu l’orgasme. Avec son mari Rob, elle simule le plaisir depuis des années. Sofia croise Severin, une maîtresse dominatrice qui tente de l’aider. Parmi les patients de Sofia, James et Jamie sont un couple gay qui tente d’ouvrir ses relations sexuelles à un troisième partenaire. James propose une relation avec Ceth, mais Jamie reste sur ses gardes. James semble avoir un projet secret. Il est suivi par un mystérieux observateur, Caleb… »