Être maman, ce n’est pas rock’n’roll tous les jours. Il faut assurer les réveils tôt, les tâches ménagères, les devoirs, la cuisine et les mets « healthy », le boulot, les activités parascolaires, les trajets quotidiens entre maison, jardin d’enfants, école et bureau…, les bains, les histoires avant dodo, les maladies et les nuits blanches à surveiller la fièvre, les caprices, le couple, l’intimité… et essayer dans tout ça de trouver un petit moment pour soi. Certaines mamans arrivent à se surpasser, à trouver du temps pour pratiquer une passion, un travail différent ; ces mamans « rock » arrivent à s’organiser différemment. C’est parce qu’elles « déchirent », qu’elles sont « rock » et que nous leur consacrons ce dossier. Loin de nous l’idée de donner des complexes ; ces pages sont une ode au formidable travail que font les mamans chaque jour, une source d’inspiration et une motivation pour que chacune de nous, en plus d’être maman, laisse une petite place pour accomplir un rêve, une passion. Ce dossier, c’est aussi pour vous dire que tout est possible et que même si certaines mamans n’ont pas le temps de faire des choses à côté, elles restent quand même des mamans « rock » à leur manière…

Ines Mansri- DRH dans une multinationale pétrolière, 38 ans, mariée, un enfant de 4 ans

Les followers la connaissent sous le pseudo de Charlotte Harris ou Ankh_nh sur les réseaux sociaux. D’ailleurs elle aime y partager des photos de lifestyle avec ses près de 50 000 abonnés. Sur Instagram, elle se présente comme une « crazy happy mum » végétarienne et passionnée de voyages. Mais Ines est avant tout une maman qui travaille dans une multinationale pétrolière en tant que directrice des ressources humaines. Tout chez cette jeune femme fonctionne en mode « projet ». Véritable « working-mum », elle organise son quotidien à la minute afin de trouver du temps pour son couple, sa fille, son travail et ses passions. « J’ai eu Baya après onze années de mariage. Nous étions portés sur la carrière mon mari et moi. Nous ne sentions pas le besoin d’avoir des enfants, nous avions d’autres challenges à relever. Notre rythme était très intense et ponctué de nombreux voyages.», raconte Ines sur un ton très calme. Le couple adopte d’abord un chien, pour tester le niveau de responsabilité. Cela se passe bien avec Becka. Et le projet « bébé » se met en place en 2012 ; « mon mari et moi sommes très organisés, du style to-do list partagée sur ordinateur, agenda commun avec les emplois du temps, les programmes de voyages,… jusqu’à la liste des courses. Nous avons toujours opéré en mode « projet » ; Baya en était un, tout comme l’appartement que nous avions acheté avant notre mariage. En 2012, nous avons fait quelques tentatives et notre petite fille est venue après une grossesse extra-utérine et une fausse couche. »

Pour cette maman rock, le travail occupe, jusqu’à aujourd’hui, une place importante dans sa vie. Le jour de son accouchement, elle avoue avoir été sur un chantier pour monitorer une grève, et avoir mené un entretien d’embauche en salle de travail. Pour elle, rien ne devait changer sa façon d’opérer, même pas l’arrivée d’un bébé. « J’ai voyagé deux semaines après mon accouchement pendant quatre jours et j’ai repris le travail un mois après. Mon mari et moi, nous nous sommes organisés à l’avance pour accueillir Baya. Nous avons pris une nounou qui était disponible dès la naissance. Et puis j’ai aussi la chance d’avoir l’aide de mon mari. » L’instinct maternel ? Ce ne sera pas tout de suite pour Ines, du moins pas comme celui dont parlent les jeunes mamans. « Ce n’était pas fusionnel au départ. Mais plus elle grandissait, plus nos rapports devenaient forts et riches. »  Baya se fait petit à petit sa place au sein de la famille. Les premiers mois sont difficiles. « J’ai craqué pas mal de fois. Mais je n’ai jamais sollicité de l’aide. Nous nous sommes toujours débrouillés seuls mo mari et moi. »

L’organisation est donc le maître mot du quotidien d’Ines. Le boulot d’abord, mais aussi les sorties en couple, les voyages…, tout se fait à tour de rôle et dans une organisation implacable. Ines change de travail pour un autre avec des horaires plus flexibles et passe donc plus de temps avec sa fille. « J’ai néanmoins pas mal de déplacements, notamment à El Borma, mais aussi à l’étranger. J’ai donc toujours une nounou couchante à la maison. C’est important de garder son rythme. Depuis deux ans, Baya voyage souvent avec nous. Cet été, nous devions partir seuls en Italie, nous avons fini par l’emmener avec nous sur la Côte amalfitaine, un peu par culpabilité, beaucoup parce qu’elle comprend tout, qu’elle s’épanouit avec nous et que les voyages la font grandir. Nos vacances peuvent durer plus d’une semaine. Alors aujourd’hui nous préférons qu’elle nous accompagne. Notre prochaine destination sera les Pays-Bas pour cet hiver. »

Mais dans tout ça, quel est le rythme de Baya ? « En dehors des voyages, elle a un rythme très classique. Réveil à 6h et coucher à 20h, le dîner se fait tôt sans protéines pour éviter les cauchemars. Le samedi ce sont les activités et le mercredi soir c’est la sortie resto en famille. Je tiens à ce qu’elle ait un rythme bien organisé. D’ailleurs c’est une fille totalement épanouie, qui nous fait beaucoup rire, qui parle énormément et qui ne se laisse pas su tout faire. »