En cette année 2021, la roue économique et professionnelle n’a recommencé à tourner- et encore, en mode « doucement le matin, pas trop vite le soir »- que vers les mois d’octobre et novembre. Autant dire que nous avons perdu plus d’une année (n’oublions pas 2020) de productivité. Que d’occasions manquées, que de retards à rattraper, c’est effectivement le cas de le dire. La vue d’ensemble de la situation actuelle a de quoi nous plomber le moral et nous faire perdre tout espoir de renouvellement pour 2022.

Malgré tout, cette période a eu du bon. C’était la parenthèse rêvée, celle qui s’est offert à nous pour mieux réfléchir notre avenir- individuel et collectif. Quels sont nos objectifs futurs ? Quel chemin emprunter pour réussir ? Et d’ailleurs peut-on réellement nous en sortir et réussir ? Quelles sont nos limites et comment les dépasser ?

Oui, cette période a eu du bon. Tout simplement parce qu’avant chaque combat, avant chaque bataille, il est important de travailler son mental. S’armer. Se donner toutes les chances de réussir.

Finalement, les sciences et les neurosciences ont prouvé que tout se passait dans la tête. La réussite est d’abord une croyance, un état d’esprit. C’est là qu’on peut parler de « Winner mindset ». Nous avons perdu assez de temps à nous lamenter sur notre sort- encore une fois individuel et collectif-, à pleurer notre Tunisie, à critiquer ceux qui s’activaient, ceux qui bougeaient, ceux qui osaient.

N’est-il pas grand temps de combattre notre procrastination ? N’est-il pas grand temps de commencer à encourager toutes les initiatives et toutes les Succes Stories tunisiennes, indépendamment des polémiques qui les entourent ?

Et si on adoptait le « Winner Mindset » comme résolution pour cette nouvelle année 2022 ? Ne dit-on pas chez nous : saba9 el khir, ijik el khir ?
Alors que cette année 2022 soit celle de la santé d’abord, mais surtout celle de la réussite et des grandes- et petites- victoires individuelles et collectives.

Bonne année !

Raouia Kheder