Au banc d’essai : Japanese Curry Kitano

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À la Marsa, de l’autre côté de L’Agora, le jeune Fumikazu Yasuno a ouvert il y a quelques mois un établissement où l’on déguste des spécialités japonaises. Exit sushi, nigiri et autres california rolls surconsommés en Tunisie : place à une cuisine nippone beaucoup plus « réaliste » et végane. Que vaut Japanese Curry Kitano ?

Qu’est-ce que le curry japonais ?

À Japanese Curry Kitano, nous avons pu goûter quelques plats à base de curry japonais. Attention toutefois à ne pas confondre ce dernier avec la version indienne qui n’a strictement rien à voir. En effet, son équivalent nippon est une sauce composée de légumes (pommes de terre, carottes, oignon) et de viande (poulet, porc, boeuf), ce qui donne un résultat moins épicé, plus doux et bien plus épais. Très populaire au japon, ce curry accompagne alors du riz ou des soupes de nouilles.

Place à la dégustation.

Les entrées et tapas

Nous avons pu goûter les croquettes végétariennes Hokkaido à base de pommes de terre, oignons et sauce béchamel. Le résultat est ferme à l’extérieur, fondant à l’intérieur. Une entrée sympathique sans plus, proposée en format 3 ou 6 pièces. 

Servis en 6 ou 10 pièces, les Tokyo chicken wings sont des ailerons de poulet frits. Grâce à la marinade, le goût, subtil, reste très intéressant. Pour la texture, les graines de sésame par-dessus ajoutent un côté croquant, mais nous l’aurions préférée un cran moins sèche.

La salade tofu, disponible en deux versions (légèrement épicée avec la sauce kitano ou mayonnaise-sauce soja avec la sauce Ponzu) est composée de feuilles de laitue, tomates, carottes et graines de sésame. Une entrée rafraîchissante mais uniquement intéressante pour son assaisonnement et… pour les amateurs de tofu.

À la viande et aux légumes, les ravioli Gyoza sont beaux et bons : on sent une parfaite maîtrise de la cuisson, ferme, croquante, jamais élastique. Un énorme « oui » ! 

Les plats

Si les entrées sont globalement correctes, le restaurant passe à un niveau (bien) supérieur avec les plats.

Les Japanese curry udon

Un grand bol de soupe udon aux nouilles udon avec des légumes et une sauce curry. On choisit ensuite son type de curry : des légumes, des algues Nori ou des croquettes Hokkaido. Nous avons pris la version Nori où les algues, coupées finement, sont disposées à la surface.

La texture parfaite des nouilles udon, les épices utilisées dans la soupe et les morceaux de légumes font de ce bol la véritable star du repas. Pour une personne, voire deux, les portions sont largement suffisantes si l’on prend une entrée.

Le Japanese curry rice

Le restaurant propose également une version riz (indien ou japonais) avec les mêmes types de curry japonais que pour les nouilles. Nous avons choisi du riz accompagné de courgettes et poivrons ainsi que d’une sauce curry aux gombos (gnawiya). Si l’on n’apprécie pas particulièrement la « mar9et gnawiya » pour sa texture gluante, pas de panique car ici les morceaux sont beaucoup plus fermes. Un mélange audacieux qui donne au final une résultat très intéressant.

Il est à noter que l’établissement propose chaque semaine un curry différent —hormis ceux de la carte.

Qu’y trouve-t-on d’autre ?

Hormis les plats que nous avons pu goûter, Japanese Curry Kitano propose une « salad beans » avec des haricots et des algues Nori — 2 sauces au choix : la Kitano, épicée, et la Ponzu, avec mayonnaise et sauce soja — ou encore, pour les enfants, la formule « Curry kids combo » qui leur permet de déguster une mini-portion de curry rice ainsi qu’1 croquette Hokkaido.

Les prix

Si les prix des salades restent assez élevés (18-19 DT pour la salad tofu, 12-13 DT pour la salade beans), ceux des tapas sont plus raisonnables. Les 3 pièces de croquettes Hokkaido sont à 6 DT, les 6 pièces de ravioli Gyoza à 14 DT et les 6 pièces de Tokyo chicken wings à 12 DT. Pour le curry, les prix des plats à base de riz varient de 19 à 23 DT pour une portion moyenne et un riz indien. Les prix des bols de soupe aux nouilles udon sont quant à eux compris entre 24 et 26 DT. Côté boisson, hormis l’eau et les sodas (3 DT, ce qui reste dans la moyenne), on peut y consommer deux thés : un rooibos et un indian chai. Tous deux sont à 8 DT, ce qui reste correct quand on connaît leur provenance. Fumikazu Yasuno a fait appel à Tea Corner, le marchand de thé à Carthage Dermech… donc gage de qualité !

Pour résumer

Japanese Curry Kitano est incontestablement une adresse à retenir. Si le petit espace —sobrement et joliment décoré— peut en rebuter certains, il faut bien avouer que cela n’est absolument pas gênant. On y retournera rien que pour le bol de nouilles au curry et les ravioli Gyoza, les deux plats stars de l’établissement. Côté tarifs, goûter des plats typiquement japonais (mais originaux pour les Tunisiens) et cuisinés par un Japonais a forcément un prix et cela vaut réellement le détour.

Le restaurant organise également des expositions de photographies.

Japanese Curry Kitano

39, rue Salem Bouhajeb, La Marsa (tournant en face de L’Agora)

Du lundi au samedi

De 18h à 22h30

Téléphone : 54 872 429

Site web : http://currykitano.ever.jp 

Page Facebook : https://www.facebook.com/currykitano/ 

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