CP: AFP

Après seize heures de débats, le Sénat argentin a rejeté le projet de loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse pendant les quatorze premières semaines.

Jeudi 9 août vers trois heures du matin en Argentine, les sénateurs ont voté majoritairement contre la légalisation de l’avortement, à savoir 38 “non” face à 32 “oui”. Pourtant au mois de juin, le texte avait été approuvé par les députés.

Depuis l’annonce, les réactions sont vives de la part des deux parties. En effet, les militants “ pro-vie” ont montré leur joie avec des feux d’artifice devant le Parlement à Buenos Aires. Et du côté des “pro-IVG”, une poignée de manifestants ont montré leur mécontentement provoquant des confrontations avec la police anti-émeute.

Aujourd’hui, l’avortement n’est permis en Argentine qu’en cas de viol, de danger pour la vie de la femme et de malformation du fœtus. Entre-temps, 500 000 avortements clandestins sont pratiqués chaque année.

Pour Daniel Lipovetzky, député de la coalition gouvernementale Cambiemos, l’espoir pour que la loi soit adoptée n’est pas perdu. Il a en effet évoqué la possibilité de convoquer un référendum :  « Quand les députés pensent d’une manière et les sénateurs d’une autre. Cela mérite peut-être un système de démocratie directe. C’est possible qu’on le propose. »

Affaire à suivre

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