Témoignages: "Comment j'ai dépassé mon chagrin d'amour"

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Lorsque Khammouss a rompu avec vous, vous avez cru que la terre allait arrêter de tourner. Difficile d’avancer lorsqu’on vient de perdre l’être aimé. Pourtant, la seule manière de dépasser ce chagrin, c’est de faire tout son possible de continuer à vivre. Plus facile à dire qu’à faire, vous nous direz. Voici pour vous, 3 témoignages de femmes tunisiennes qui ont réussi à dépasser le chagrin de la rupture…chacune à sa manière ! Sonia-29 ans- Ingénieur: Je suis sortie avec un autre.  « J’ai connu Sami très jeune. Nous avions 12 et 13 ans. Quatre ans plus tard, nous étions spontanément en couple. Une forte amitié qui s’est vite transformée en amourette, puis en histoire d’amour sérieuse. Pendant près de cinq ans, nous étions « The Couple » : ensemble au lycée, ensemble à la fac, ensemble dans un même groupe d’amis etc. Petit à petit, la relation se transformait en un rituel lassant. Chacun étouffait à sa manière dans ce petit cercle. Sami le premier. Les deux dernières années, notre relation était ponctuée de ruptures provoquées par Sami. Des ruptures que je vivais très mal d’ailleurs à coups de pleurs et de déprimes. Jusqu’au jour où j’en ai eu marre de subir les instabilités et les tromperies de Sami (car oui il me trompait). J’ai décidé de le quitter du jour au lendemain et de donner sa chance à ce charmant garçon de ma faculté, qui semblait avoir le béguin pour moi. Avec Amine, il ne m’a pas fallu longtemps pour me rendre compte que j’ai fait le bon choix et que je vivais un amour « fake » avec Sami. J’ai finalement compris que c’était plus une manière d’échapper à la solitude, qu’une vraie relation d’amour vécue à deux. En découvrant toute la beauté de l’amour avec Amine, je n’ai plus eu de remords, ni de chagrin en repensant à Sami. Mieux encore : aujourd’hui, je me suis mariée avec Amine et j’ai réussi à garder des rapports cordiaux avec Sami. »   Leyla-25 ans – blogueuse: 1 semaine de vacances, beaucoup de shopping…et je suis restée en contact avec lui. « Après 10 ans de relation, rien n’allait plus entre Sofien et moi. Pourtant, on s’aimait toujours passionnément. Cette lassitude et nos querelles au quotidien ont fait que, d’un commun accord, nous avons décidé de rompre. J’avais prévu le coup et programmé 1 semaine de vacances afin de pouvoir pleurer et regarder tous les films d’amour dans le noir tranquillement chez moi. Et ainsi fut-il ! Par la suite, j’ai refait toute ma garde-robe en m’offrant des séances de shopping ruineuse. Mais ces méthodes n’ont pas été d’une grande aide. 3 semaines plus tard, j’étais au bord du gouffre, je n’arrivais pas à m’en remettre…ni à me concentrer sur mon travail. J’ai alors rappelé Sofiene et lui ai proposé de se revoir le temps que je me remette de cette séparation. Chose qu’il a accepté de faire. Ces petites rencontres m’ont beaucoup aidé à me faire à la nouvelle situation : la vie sans lui. Ca ne m’a pas permis de complètement dépasser notre rupture, mais cela m’a au moins aidé à continuer ma vie de manière plus ou moins normale. Et plus le temps passait, mieux je me sentais. Aujourd’hui, je pense être complètement guérie de cette relation…mais je ne suis toujours pas retombée amoureuse. »   Neila-32 ans-Institutrice: J’ai du suivre une thérapie. « En amour, je suis toujours mal tombée. Quand j’ai connu Akram, je sortais à peine d’une relation d’amour violente et destructrice. Je pensais avoir trouvé en cet homme toutes les qualités que mon précédent fiancé n’avait pas. Je m’étais trompée. Sous ses airs d’amoureux transis, se cachait un manipulateur et un pervers narcissique. Après 2 ans de relation, Akram se révéla égoïste, froid, voir méchant avec moi. Pourtant, je n’arrivais pas à me détacher de lui. J’étais encore plus amoureuse de lui…Enfin je croyais. Car c’était plutôt une sorte de dépendance qu’Akram avait créé en moi afin de me garder toujours près de lui. J’ai ai ainsi essayé de le quitter à plusieurs reprises, en vain. Un jour j’ai décidé de suivre une « mini-thérapie » avec un psychologue, dont le seul but est de pouvoir m’échapper de cette relation et de gérer la post-rupture. Au bout de 2 mois de thérapie, j’étais prête. J’ai fait mes valises et suis partie sans plus jamais revenir. Je ne dirais pas que cela a été sans séquelles, mais aujourd’hui je suis fière de n’avoir pas été tentée de revenir une seule fois depuis mon départ. »]]>