Sortie officielle d'El Ziara de Naoufel Saheb-Ettabaa

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Lundi 9 février 2015 sortira dans les salles le long métrage du réalisateur tunisien : Naoufel Saheb Ettabaa- El Ziara. Le film a déjà été projeté en marge des JCC. Il est programmé au Cinéma ABC (Tunis), CinéMadart (Carthage), Amilcar (El Manar), Al Hambra (La Marsa), et L'Agora (La Marsa). Nous avons vu le film pour vous, histoire de vous donner une petite idée sur ce nouveau thriller, original, disons-le, et unique en son genre.

 

Une fiction au décor original

Pour la petite histoire, El Ziara raconte l’histoire d’un jeune homme-Youssef- (interprété par Ghazi Zaghbani) chauffeur de taxi, qui se retrouve, par hasard, dans une cérémonie de « stambali ». Il entre en transe, semble revenir vers le passé.  Le film raconte cette quête identitaire ou comment Youssef remonte son passé et fait face à son amnésie partielle, d’un événement majeur dans sa vie. Youssef remonte le temps péniblement grâce notamment à sa rencontre avec une jeune fille mystérieuse et à travers le lien qu’il va établir avec le voisinage d’une maison abandonné. Am Saad (interprété par Slah Mosbah) l’initiera au stambali et à l’exorcisme. Les souvenirs sont douloureux. Les surprises multiples au fur et à mesure que le film avance.

Nawfel Saheb Ettabaa signe là une fiction dont le décor est des plus originaux. Le stambali, rituel et musique de tradition africaine, est ravivé et mis en avant dans cette énigme que le personnage principal tente de résoudre.

De belles performances

Si l’histoire a du mal à nous prendre par les tripes dès le départ, la performance des acteurs (particulièrement celles de Ghazi Zaghbani et Slah Mosbah) aide à nous garder accrochés le temps que la sauce prenne. La première demi-heure qui nous semble difficile et lente, laisse petit à petit place à une ambiance de suspens et de thriller à couper le souffle. El Ziara joue beaucoup sur le mysticisme, la psychologie, l’amnésie, le souvenir. On y croit. On s’y perd et puis l’on devine.

Un petit bémol tout de même, la prestation de Nadia Ouali (la jeune fille mystérieuse) reste timide-voir insipide- comparée à celles d’autres comédiens (Manel Abdelkaoui, Lotfi Dziri etc.).

Verdict : Le pari est gagné. Avec une belle qualité d’images, un scénario bien ficelé, de la musique traditionnelle mise en valeur, le film transporte le spectateur dans plusieurs univers.

Note: Un bon 7/10

Nawfel Saheb Ettaba, réalisateur et producteur, a réalisé sa première fiction El Kotbia (La librairie) en 2003.

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