Actuellement dans les salles: « 7 vies » de Amine Boufaida et Lilia Blaise

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Et si Ben Ali revenait ? Telle est la question que se sont posés Amine Boufaida et Lilia Blaise pour réaliser leur documentaire. Ben Ali…fil conducteur d’un travail cinématographique ? Il fallait oser. Mais en se penchant plus sur l’évolution des choses en Tunisie, on constate une nostalgie développée de manière éparse pour l’époque Ben Alienne. Qui sont-ils ? Pourquoi veulent-ils que Ben Ali ou le RCD reviennent ?

[fve]http://youtu.be/jRaW-kEkXeg[/fve]

Le documentaire est franco-tunisien, fait par le jeune réalisateur Amine Boufaida, concepteur rédacteur, monteur, cadreur, photographe et réalisateur et la journaliste connue sous le pseudonyme de Lilia Blaise. La jeune femme est en master de journalisme à Sciences Po Paris. Elle écrit notamment pour le site Slate Afrique, France 25, Afrique Magazine etc. Sa spécialisation.Tout porte à croire que le documentaire s’adresse aussi bien aux Tunisiens qu’aux étrangers-plus précisément les médias français.

Le film, qui dure 56 minutes, est esthétiquement beau. Les images sont belles et montées de manière esthétique. Les deux réalisateurs ont choisi de « raconter » l’Histoire de cette période Bénalienne et ce qui en a découlé après la révolution. Le doc démarre chez Salem, « un salon de coiffure qui se trouve au centre-ville de Tunis. Il est situé à 500 mètres de l’avenue Habib Bourguiba. L’artère principale de la capitale Tunisienne où s’est déroulée la manifestation historique qui a précédé le départ de Zine El Abidine Ben Ali le 14 janvier 2011. » Au salon de coiffure/barbier, on parle de tout et de rien. c’est l’espace réputé pour ses longs débats partout dans le monde. 

Des témoignages et quelques analyses (quoi que peu profondes dans l’ensemble) ponctuent les images d’archives. On retrouvera donc tour à tour des personnalités tel que Youssef Seddik (écrivain et penseur), Saida Douki (psychiatre), ou encore Anissa Daoud (comédienne) pour nous orienter et expliquer un peu l’état des lieux. Le documentaire met également en scènes des citoyens lambdas et des visages de l’ancien RCD qui témoignent de manière crue.

Comme une claque sur le visage, 7 vies nous montre la réalité en face. Une réalité que nous percevons tous, celle où les anciens reprennent petit à petit les têtes d’affiches. Le positionnement des jeunes réalisateurs est clair et sans détour : Le RCD se remet petit à petit en place, notamment avec les libérations de quasiment tous les inculpés post révolution, mais surtout avec la présentation de certains visages connues aux prochaines élections.

L’info n’est pas nouvelle. Elle servira juste de piqure de rappel pour certains ou de déclic pour d’autres…Actuellement en projection à Amilcar El Manar, ne le ratez pas!

Le film est précédé d'un court métrage signé Bilel Bali intitulé "Action Figuration", à la manière d'Amélie Poulain, le court métrage raconte le rêve d'une jeune femme de devenir actrice célèbre et qui fait de la figuration en attendant.

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