Si certains découvrent Azza Slimene pour la première fois grâce au feuilleton à succès de Sami Fehri « Ouled Moufida », la belle brune n’est pas aussi inconnue que ça. En effet, la jeune femme de 24 ans, qui a débuté sa carrière de mannequin en Tunisie, commence à faire son petit bonhomme de chemin sur les catwalks à l’international et a réussi à convaincre Agès b., Alexis Mabille, Yohji Yamamoto, Rabih Khayrouz ou encore Rami Kadi, Ashi Studio et Chanel (rien que ça) pour lesquels elle a défilé. Cette fois, elle nous prouve qu’elle a plus d’une corde à son arc puisqu’elle s’essaie à la télé et réussit à captiver tant par son jeu que par sa beauté. Interview.

Azza Slimene pour Femmes de Tunisie par Joanna Ben Souissi

Femmes de Tunisie : Quel a été ton premier shooting mode ?

Azza Slimene : Mon tout premier photoshoot a été avec le photographe Sabri Ben Mlouka pour une marque de lunettes mais je l’avais beaucoup plus fait pour le fun que pour l’argent. Par contre, mon premier shooting professionnel, ça a été avec Joanna Ben Souissi (qui est devenue ma meilleure amie d’ailleurs) pour Femmes de Tunisie.

Azza Slimene pour Femmes de Tunisie par Joanna Ben Souissi

FDT : Quel a été ton parcours académique ?

AS : J’ai fait « communication english » à l’Institut Supérieur des Langues de Tunis mais j’ai changé par la suite pour du « business english ».

FDT : Est ce que Ouled Moufida a été ta première expérience devant la caméra ?

AS : Non, mais on peut dire que ça a été mon expérience la plus intense face à la caméra. J’avais déjà joué un petit rôle dans « Boulice, 7ala 3adiya » et j’ai eu un autre petit rôle dans le court métrage « Seul à seul » de Hani Hanana (Sova Production) qui a reçu le prix du meilleur scénario au festival OSE CE COURT. Cette expérience a été très spéciale pour moi car les membres de l’équipe du tournage sont tous des amis à moi et je suis très fière d’eux.

FDT : Comment as-tu vécu ton premier vrai défilé à la Fashion Week de Paris ?

AS : J’ai défilé pour la première fois pour Agès b.. J’étais très stressée, j’avais peur mais j’étais également très contente et fière ! C’était vraiment bizarre, j’étais submergée par plusieurs d’émotions mais je me suis dit : ça y est Azza, tu y es, tu l’as fait !

FDT : Parle-nous de ta rencontre avec Karl Lagerfeld. Qu’est ce que tu as retenu de lui ?

AS : L’équipe Chanel a accepté de m’engager pour une séance d’essayages avant leur grand défilé de la Fashion Week de Paris, et suite à laquelle ils devaient décider s’ils allaient me garder pour le show ou pas. Je m’y suis rendue mais j’ignorais que Karl Lagerfeld allait y assister. Il était assis au fond de la salle (la salle était très grande) entouré de plusieurs personnes, je ne l’avais donc même pas vu. Je devais défiler face à eux et tout le monde sait que lorsque les mannequins défilent, ils doivent fixer un point donc je ne savais même pas que j’étais en train de défiler devant lui. Quand je l’ai vu, je me suis dit « QUOIIIII? » et j’ai commencé à trembler ! Il a dit qu’il avait aimé ma façon de défiler et m’a demandé d’où je venais. Il a souri et dit : »Elle est trop belle cette fille« . J’avais envie de pleurer de joie. Ensuite, il a rajouté des accessoires à ma tenue et m’a dit « On se voit au défilé« .

Je suis rentrée directement à mon agence (Next Model Agency) pour leur raconter ce qui s’est passé. Tout le monde était surpris parce que d’habitude, Karl Lagerfeld ne s’adresse pas aux mannequins pendant les essayages. Chanel ont ensuite appelé mon agence pour confirmer ma participation au défilé. Tout le monde criait et j’étais en train de pleurer. C’était l’un des moments les plus forts de ma vie.