Une Tunisienne parmi les 5 femmes qui dominent le secteur des nouvelles technologies

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Le monde des technologies n'est pas l'apanage des hommes, comme nous le prouve ces 5 femmes trentenaires. Elles ont des CV à faire pâlir les geeks les plus ambitieux et apportent leur précieuse touche dans un milieu essentiellement masculin. Cap sur 5 jeunes femmes au parcours époustouflant! Petite surprise : une tunisienne figure dans notre sélection…

– Ayah Bdeir

La jeune libanaise prouve que l'art et la technologie sont parfaitement compatibles. Après des études d'ingénieur informatique au Liban, Ayah Bdeir poursuit son cursus aux Etats-Unis, dans le Media Lab du prestigieux MIT. Forte de cette expérience, la jeune femme travaille pendant deux ans à développer un projet visant à rendre la science et la technologie plus concrètes et plus accessibles. C'est ainsi qu'à 29 ans elle crée littleBits, une bibliothèque open-source composée de 60 modules combinables et qui permettent d'élaborer des prototypes de tout genre et d'élargir les possibilités créatives. Vous l'aurez compris, Ayah Bdeir est très impliquée dans la vulgarisation du secteur des nouvelles technologies. Parce qu'elle souhaite voire davantage de femme s'intéresser à ce domaine, elle anime régulièrement des TEDtalks et des workshops. Ayah Bdeir est également la fondatrice de Karaj, un laboratoire expérimental mélant l'art, l'architecture et la technologie à Beyrouth.

– Parisa Tabriz

Parisa Tabriz est une passionnée d'informatique et démontre qu'une femme peut occuper les postes clés dans les plus grandes entreprises du monde. Alors qu'elle étudie encore à l'université, la jeune américaine est repérée et recrutée comme ingénieur de la sécurité de l'information à Google. Depuis, Parisa est à la tête de plusieurs équipes de hackers aux Etats-Unis mais aussi en Suisse, au Canada et en Angleterre, chargés de tester et réparer les failles sécuritaires de la firme.

– Rachel Haot

Méfiez-vous, derrière ce joli minois se cache l'une des femmes les plus influentes de New-York et un prodige des nouvelles technologies. Tandis que certaines d'entre nous jouaient encore à la balle aux prisonniers, Rachel Hoat crée son premier site internet…à seulement 13 ans. Six ans plus tard, elle lance Ground Report, une plateforme de "journalisme citoyen" alors qu'elle assistait au discours de Kofi Annan lors d'un stage à l'ONU. Et ce n'est que le début! A 27 ans Rachel Hoat est repérée par la mairie de New York et devient la toute première directrice du numérique de la ville. Cette position lui permet de mettre en place l'open data et tout un tas de projets qui ont permis à la "Big Apple" de concurrencer la Silicon Valley. Mission réussie pour la jeune femme puisqu'en 2013 elle se voit proposée de faire le même travail mais étendu à l'Etat de New York…

– Naziha Mestaoui

La Tunisie peut être fière de ses enfants! Naziha Mestaoui, belgo-tunisienne, s'est dans un premier temps lancée dans des études d'architecture à Bruxelles avant de co-fonder en 1997 LAB(au), une communauté d'artistes belges dont le but est de réfléchir à l'influence du développement technologique sur l'architecture. Trois ans plus tard la jeune femme co-fonde la première plateforme de design dans l'art digital qu'elle nomme Electric Shadows. Les créations issues de ce projet font le tour du monde et sont exposées dans les plus grands musées et les plus grandes galeries du monde entier (MOMA, Centre George Pompidou, MOCA…). Naziha Mestaoui s'établit à son propre nom l'année suivante et réalise des créations inspirées de ses nombreux séjours dans des peuples autochtones d'Amazone, d'Oman et d'Inde. 

La jeune belgo-tunisienne est également engagée dans la lutte pour la protection environnementale. Son dernier projet One beat, one tree propose à chacun de planter une graine virtuelle qui grandit au rythme des battements cardiaques. Grâce à cette installation, ce sont plus de 14 000 arbres qui ont pu être replantés sur 4 continents.

– Limor Fried

Derrière cette chevelure rose figure un ingénieur diplômé du MIT, à l'origine de nombreuses petites inventions technologiques. Elle crée notamment pour son projet de fin d'études un prototype qu'elle nomme "Mécanisme de défense social" qui consiste une paire de lunettes dont les verres s'assombrissent à proximité d'un écran de télévision. Elle conçoit également son propre lecteur MP3 et partage ses plans avec les internautes sur son site. Une fois ses études terminées, Limor Fried fonde la société Adafruit qui permet aux utilisateurs du réseau internet de fabriquer eux-mêmes leurs propres produits électroniques, peu importe l'âge ou le niveau de connaissance.

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