Vapotage : des risques incomparables à ceux du tabagisme selon l’OMS

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Vous pensiez que la cigarette électronique telle que nous la connaissons aujourd’hui date d’il y a 2 ou 3 ans ? Que nenni ! Selon la légende, son invention remonterait à 1963, l’année durant laquelle un ingénieur américain du nom d’Herbert A. Gilbert déposa un brevet pour un appareil électronique destiné à se substituer à la cigarette traditionnelle. 

Son invention ne suscitant malheureusement qu’un engouement mitigé, il nous faudra attendre 40 ans exactement pour qu’un ancien pharmacien chinois, Hon Lik de son nom, présente la première vraie première e-cigarette et devienne ainsi l’inventeur « symbolique » de notre Ô combien valeureux vaporisateur personnel ! 

La commercialisation de son invention jugée révolutionnaire n’interviendra néanmoins qu’en 2009 : c’est ainsi que débuta l’épopée de la e-cigarette. Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup de petites recharges de liquide … 

En quoi consiste la cigarette électronique ?

Au sens le plus strict du terme, la cigarette électronique est un vaporisateur personnel. Elle se compose tout bonnement d’une batterie qui sert à alimenter en énergie une résistance. Celle-ci, en chauffant, transforme un liquide en vapeur prête à être inhalée.

En permettant aux fumeurs de conserver leur gestuelle habituelle : « j’inspire et j’expire », la cigarette électronique se révèle être un substitut efficace à la cigarette traditionnelle. Lorsque le liquide, que l’on nomme communément « eliquide », contient de la nicotine, elle permet même d’éviter la sensation de manque liée à l’addiction au tabac.

L’OMS … Illustre témoin à charge ! 

En juillet dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a publié un rapport – le septième avéré sur l’épidémie mondiale de tabagisme – dans lequel elle ne manque point de torpiller les effets de la cigarette électronique.

En contradiction avec les affirmations de Santé Publique France, Public Health England ou encore le Ministère Fédéral de la Santé Allemande, l’organisation condamne sans détours, la nocivité de la cigarette électronique et atteste que celle-ci « ne devrait pas être promue comme une aide au sevrage ». 

Toujours selon l’OMS, « les effets à long terme des inhalateurs électroniques de nicotine restent inconnus » et met notamment en garde le grand public sur les risques potentiels tels que l’irritation des voies respiratoires, de la gorge et des yeux ou le risque d’effets cardiovasculaires.

Bien qu’elle admette, et ce dans un souci d’équité, que la cigarette électronique puisse aider certaines personnes à arrêter de fumer, l’OMS déconseille son utilisation dans ce cadre, affirmant que son efficacité en la matière est encore « débattue » et de l’ordre de l’incertain.

Pour conclure son rapport, L’OMS s’inquiète également, avec parcimonie, du fait que la cigarette électronique ne devienne une porte d’entrée vers le tabagisme en signant que « Les SEAN (systèmes électroniques d’administration de nicotine) sont incontestablement nocifs et doivent faire l’objet de régulation ».

« La nicotine est addictive et l’usage de la cigarette électronique pourrait conduire les gens, en particulier les plus jeunes, à consommer du tabac sous des formes plus nocives », écrit-elle. Mais ceci n’empêche qu’en pratique, cette hypothèse « n’a pas été confirmée par des faits scientifiques ».

Des effets certes … mais bien moindres ! 

Il faut évidemment préciser que remplir ses poumons de substances chimiques vaporisées, des dizaines, voire des centaines de fois par jour, n’est assurément pas anodin pour la santé. Toutefois, toutes les études publiées et qui ont comparé les effets de la cigarette électronique à celle de la cigarette restent incontestablement unanimes : les risques du vapotage sont incomparables à ceux du tabagisme, ce que l’OMS confirme d’ailleurs dans son rapport.

En matière d’aide au sevrage tabagique, les fumeurs ont en effet l’embarras du choix. En janvier 2019, une étude avait déjà montré que la cigarette électronique était deux fois plus efficace que les substituts nicotiniques classiques pour arrêter de fumer. Une nouvelle étude de grande ampleur, publiée le 22 mai dans la revue Addiction, confirme que la cigarette électronique serait le plus souvent associée au succès.

Ce que l’OMS a omis de notifier également est que : 

  • la majorité des maladies liées au tabac est due à la combustion et non au tabac lui-même.
  • un nombre croissant d’organisations indépendantes et officielles telle que le Comité Britannique de la Toxicité (COT), l’Institut Fédéral Allemand d’Evaluation des Risques (BFR) ou l’Institut National Néerlandais de la Santé Publique et de l’Environnement (RIVM) ont à juste titre corroboré le potentiel de réduction des méfaits des produits du tabac non combustibles.

Et c’est bien dans ce sens que la Philipp Morris International (PMI) a souhaité se joindre à cette grande débâcle planétaire en lançant en 2014, les alternatives au tabac tels que la cigarette électronique et le tabac chauffé.

PMI s’est en effet engagée vers un futur sans fumée et ne cesse d’œuvrer pour remplacer, à terme, la cigarette conventionnelle par des produits à risques réduits. Ne pas fumer, ne pas utiliser de produits contenant de la nicotine (addictif) et cesser complètement de fumer est le message primordial. 

La réalité est cependant tout autre puisque chaque année, environ neuf hommes et femmes qui fument déjà continuent de le faire. À leur tour, les risques de maladie liée au tabagisme augmentent.

Proposer un produit à risque réduit est donc sans nul doute une alternative sérieuse. C’est dans ce cadre, qu’autant que société, la PMI a souhaité allier les efforts nécessaires afin de faire de la politique de réduction des risques, un troisième pilier à côté de la prévention et du sevrage pour ne pas une délaisser une population qui ne peut ou veut pas arrêter de fumer.

Pour contribuer à cette politique de réduction de risque, la PMI vise à garantir des produits sans fumée, répondant aux préférences des consommateurs adultes et aux exigences réglementaires rigoureuses. 

Le programme d’évaluation scientifique de PMI s’inspire des pratiques reconnues de l’industrie pharmaceutique et est conforme aux directives de la FDA des États-Unis pour les applications de produits du tabac à risque modifié (MRTP).

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