10 jeunes réalisatrices tunisiennes qui font briller le cinéma

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La relève est là. Salma Baccar et Moufida Tlatli n’ont pas à se faire de souci quant à la continuité de leur travail sur le cinéma féminin. Il y a même à dire que ces dernières années ont été marquées par un nombre croissant de femmes cinéastes. Elles sont jeunes et ambitieuses. Mais bien plus encore. Le cinéma qu’elles nous présentent est esthétique, sensible et généreux, comme sait si bien l’être une femme. Certaines d’entre elles ont déjà gravé leur nom dans l’industrie du 7ème art, d’autres y travaillent ardemment. Aujourd’hui, elles sont nombreuses à faire du cinéma, mais voici les plus connues des nouveaux noms féminins du cinéma tunisien.

1 : Leyla Bouzid est née en 1984. Son premier long métrage, « A peine j’ouvre les yeux » (2015) est primé à la  Mostra de Venise, aux Journées cinématographiques de Carthage, au Festival international des jeunes réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz, au Festival international du film francophone de Namur, et au Festival international du film de Dubaï où il reçoit le Muhr d’or.

2 : Kaouther Ben Hania. Née en 1977, la jeune réalisatrice a à son actif 3 longs métrages et 4 courts métrages. Elle obtient le Prix de la meilleure création sonore initié par La Semaine du son et décerné pour la première fois au Festival de Cannes 2017 dans la sélection Un certain regard pour son film La belle et la meute (2017). Le même film obtient le Prix spécial du jury au Festival du cinéma méditerranéen de Bruxelles. En Tunisie, elle obtient le Tanit d’or des jCC 2016 pour son deuxième film Zeineb n’aime pas la neige.

3 : Doria Achour : La fille du cinéaste Lotfi Achour n’a que 26 ans mais déjà pas mal de travaux cinématographiques derrière elle. La jeune femme qui a démarré sa carrière artistique à 9 ans en étant comédienne. Ce n’est qu’en 2013 qu’elle réalise son premier court métrage « Laisse-moi finir » avec Anissa Daoud. Le court obtient le Prix du public du concours de courts métrages Made in Med. Doria réalise « Le reste est l’œuvre de l’homme » qui obtient le prix international du jury Sundance TV 2017.

4 : Reem Kherici : l’actrice, réalisatrice et scénariste française est d’origine italo-tunisienne, Née en 1983, la jolie brune réalise son premier film « Paris à tout prix » dans lequel elle joue le premier rôle. Le film est un succès en France.

5 : Meriem Ferjani : La jeune femme qui s’est fait connaître devant la caméra dans le film de Kaouther Ben Hania « La belle et la meute » a une formation de réalisatrice. D’ailleurs, le public pourra voir son premier court métrage durant le prochain festival de Cannes dans le cadre de « Tunisia Factory » pour la Quinzaine des réalisateurs.

6 : Hafsia Harzi : la tuniso-algérienne a été révélée en tant qu’actrice dans « la graine et le mulet » de Abdellatif Kechiche. Depuis, la jeune femme a multiplié les rôles au cinéma. Mais elle prépare son premier long métrage « Bonnes mères » qu’elle a tourné dans les quartiers de Marseille.

7 : Hind Meddeb : La fille de l’écrivain Abdelwahab Meddeb est journaliste, mais aussi documentariste. « De Casa au paradis » est son premier documentaire qu’elle réalise en 2008 et qui retrace le destin de quatorze kamikazes marocains à Casablanca. Son documentaire sur la post-révolution tunisienne 2015 « Tunisia Clash » est  programmé au cinéma Le Louxor, à la Gaîté-Lyrique et au MuCEM.

8 : Ismahane Lahmar : Née en 1982, la jeune tunisienne obtient son master en réalisation dans le cadre d’un partenariat avec l’université de New York. Elle réalise en 2011 un documentaire intitulé Mon 14, puis un court métrage « N’importe quoi ! » en 2013. Son premier long-métrage verra le jour en 2016. « Woh » sera le premier film tunisien financé par SMS.

9 : Nada Mezni Hfaiedh: Née en 1984 en Arabie Saoudite, Nada Mezni Hfaiedh est une jeune réalisatrice tunisienne. Son premier long métrage, « Histoires Tunisiennes » sort en 2011 et nous raconte les histoires de cœur de jeunes tunisiens. L’année 2017 sera marquée par son documentaire « Upon the shadow » sur la communauté homosexuelle en Tunisie.

10 : Intissar Belaid : Née en 1984, Intissar Belaid est artiste plasticienne et cinéaste. Elle fait ses études à l’Ecole Supérieure de l’Audiovisuel et du Cinéma de Tunis  et obtient en 2012, son master de Recherche en Cinéma à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle. Instissar a réalisé quatre courts métrages dont «Pousses de Printemps» qui a eut le premier prix en compétition nationale des JCC 2015.